Paris

10 destinations à moins d’une heure de Paris

Quand on habite à Paris ou en région parisienne, on a parfois envie de partir pas trop loin pour le week-end ou la journée. Qu’il s’agisse de se ressourcer dans la nature, de découvrir une ville, un département, un territoire français, ou simplement une envie d’évasion, s’éloigner de la capitale est parfois nécessaire. Voici 10 destinations à moins d’une heure de Paris.

Auvers-sur-Oise

Auvers-sur-Oise, porte d’entrée du Vexin, se trouve à une demi-heure en voiture de Paris. La ville fut la source d’inspiration d’un certain nombre de peintres impressionnistes comme Renoir, Pissaro ou Cézanne

Mais c’est Vincent Van Gogh qui donna ses lettres de noblesse à Auvers-sur-Oise. Bien qu’il n’y résida que 70 jours, il y peignit 78 œuvres immortalisant à tout jamais des scènes de vie, des habitants mais aussi les paysages du Vexin. C’est aussi ici, à l’auberge Ravoux, dans la chambre de 7m2 que l’artiste loua, qu’il mit fin à ses jours.

Tout le village est un hommage à Vincent Van Gogh mais aussi au mouvement impressionniste dans son ensemble, du cimetière où Van Gogh est enterré, au musée de l’absinthe, fée verte grâce à qui certains artistes trouvèrent leur inspiration, au musée et à l’atelier-musée Daubigny, figure précurseur du mouvement et à la maison du docteur Gachet.

Même le château, qui pourtant ne date pas de cette époque puisqu’il fut construit au XVIIème met en lumière le travail de ces artistes à travers plusieurs expositions. 

Barbizon

Barbizon se trouve à une heure en voiture de Paris, en Seine-et-Marne. Tout comme Auvers-sur-Oise, la ville connut ses heures de gloire en accueillant des artistes, ce qui lui vaut aujourd’hui le surnom de village des peintres. Toutefois, ils y trouvèrent refuge 50 ans plus tôt, à partir des années 1830, pour donner naissance au courant pré-impressionniste. Aujourd’hui encore, le village est imprégné de cette atmosphère artistique avec des ateliers d’artistes toujours actifs pour certains ou transformés en ateliers-musées pour d’autres. La rue principale, centre névralgique, compte de nombreuses représentations des peintures les plus célèbres du village, sous forme de mosaïques. 

A la lisière de la forêt de Fontainebleau, on quitte rapidement le village où se cachent de très belles maisons dissimulées derrières des grillages, pour pénétrer dans les bois. Avec 25 000 hectares – 2 fois la taille de Paris – les possibilités de randonnées, et d’activités sportives ne manquent pas, comme l’escalade grâce aux nombreux blocs de grès si caractéristiques de l’endroit. Il faut dire qu’il y a 35 millions d’années, c’était une mer qui s’y trouvait. En se retirant, elle laissa derrière elle un sable fin, un des plus purs au monde, et ces fameuses barres rocheuses.  

Giverny

Après Auvers-sur-Oise et Barbizon, restons dans la même thématique avec Giverny, si cher à Claude Monnet. C’est en 1883 qu’il découvre le village du Vexin depuis sa fenêtre du train. Le charme opère immédiatement :  c’est ici qu’il vivra. Il fait l’acquisition d’un terrain qu’il transforme progressivement en jardin avec la construction de serres, l’aménagement d’un étang, et l’installation d’un pont. Collectionneur d’estampes japonaises, c’est tout naturellement qu’il s’en inspire pour concevoir son jardin. Il y trouve alors l’inspiration et peint certaines de ces toiles les plus connues comme Les Nymphéas

Laissé à l’abandon après le décès du peintre, un vaste plan de réhabilitation est lancé dans les années 1970 afin d’ouvrir le site au public.

Giverny se situe dans le parc naturel du Vexin qui ne manque pas de charme et de points d’intérêt. Vernon et son vieux moulin pittoresque, Gaillard et son château construit par Richard Cœur de Lion, le château troglodytique de la Roche-Guyon sont autant de possibilités de prolonger l’excursion pour passer un week-end à proximité de Paris.

Arboretum de la vallée aux loups

L’arboretum de la vallée aux loups est situé aux portes de Paris, à moins de 30 minutes du centre de la capitale. Dès les premiers pas, on pénètre dans un théâtre de verdure à l’atmosphère paisible. Au cœur du domaine se trouve la maison de Châteaubriand. Elle offre à l’auteur qui s’y installe en 1807 une résidence en retrait de la scène politique dont il se détache après la rédaction d’un billet contre Napoléon. La maison est aujourd’hui dédiée à l’écrivain, à son œuvre et au romantisme. 

Un étang, véritable miroir d’eau, fait face à la maison. La demeure, et toute la végétation qui l’encercle, s’y reflètent à la perfection. 

Le parc, de 13,5 hectares, doit également son succès à son impressionnante collection végétale. Deux arbres sont d’ailleurs classés « arbres remarquables de France » : un cèdre bleu pleureur d’Atlas, centenaire, dont les branches sont retenues par des sculptures créées à cet effet, ainsi qu’un chêne à feuilles de Myrsine. 

Parc de Sceaux

A deux pas de l’Arboretum de la vallée aux loups se trouve le parc de Sceaux. Espace naturel, parc historique, aires dédiées à la détente, aux sports et aux festivités, ce n’est pas pour rien que 3 millions et demi de visiteurs franchissent ses grilles chaque année.

Et même s’il fait le plein d’habitués en semaine, et de parisiens en quête de fraicheur le week-end venu, ses 180 hectares permettent de s’oxygéner sans retrouver l’effervescence de certains parcs intramuros. Grandes plaines où il fait bon se détendre, petits jardins plus intimistes en retrait pour s’isoler, allées dans lesquelles il fait bon déambuler, autant d’espaces où chacun trouvera son compte.

Du parc de Sceaux se dégage un charme particulier dû en grande partie à son relief contrasté, offrant de belles perspectives, mises en valeur par le Grand Canal et les jardins à la française de part et d’autre du château. Il faut dire que le parc fut pensé par André le Nôtre et que, même s’il a subi des destructions au cours du temps, notamment lors de la Révolution, le plan originel et l’idée de jardin à la française sont restés intactes. 

Parmi tous les événements qui s’y tiennent dans l’année, le plus majestueux, pour les amoureux de nature, est sans nul doute, la floraison des 150 cerisiers du Japon, fin avril, offrant un contraste saisissant entre le rose des fleurs et le vert de la pelouse.

Rambouillet

Rambouillet se trouve dans le sud de Paris, à environ une heure de voiture. C’est une destination nature, idéale pour échapper au tumulte de la capitale le temps d’une journée ou d’un week-end. La bergerie de Rambouillet en est le point fort. Il s’agit d’une ferme où l’on peut découvrir les animaux, vaches, chevaux, chèvres, poules et lapins, et participer aux animations. Bénéficiant d’un circuit court de distribution, un restaurant propose des repas avec les produits de la ferme composés de plateaux de fromage et de charcuterie. La boutique de la bergerie propose également ces produits. Des événements ont régulièrement lieu : marché de producteur, festival alimentaire, chasse aux œufs pour Pâques….

Pour découvrir des animaux plus sauvages, c’est à l’espace Rambouillet qu’il faudra aller. Les plus chanceux pourront apercevoir dans leur milieu naturel des cerfs, des daims, des biches, de faons et des sangliers. Des spectacles de rapaces ont également lieu plusieurs fois par jour. 

Si vous n’êtes pas fans d’animaux, pas de panique, vous pourrez vous réfugier au château de Rambouillet. 

Chantilly

Cette fois-ci, nous nous rendons au nord de Paris, dans le département de l’Oise où on a passé plusieurs week-ends. La réputation de Chantilly est en grande partie due à son château. D’ailleurs, plus qu’un château, c’est tout un domaine que l’on découvrira. L’enceinte du parc compte ainsi de nombreux espaces, un enclos aux kangourous, des jardins à la française et à l’anglaise. Divers bâtiments sont également disséminés dans le parc.

Les écuries font aussi partie du domaine. Avec ses dimensions impressionnantes, elles pouvaient accueillir 240 chevaux et 500 chiens. Faisant la fierté du prince de Condé, c’est même ici qu’il y recevait à diner. Aujourd’hui, elles accueillent le musée du cheval et des démonstrations de dressage équestre y sont proposées. 

A quelques minutes de Chantilly, ne manquez pas de découvrir Senlis, ses petites ruelles pavées, sa cathédrale et ses anciennes fortifications médiévales.

Compiègne

A quelques minutes au nord de Chantilly, Compiègne est une ville à taille humaine au cœur de la forêt domaniale. Comme pas mal de villes proches de Paris bénéficiant d’un accés direct à la forêt – Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye, Vincennes – la ville fut choisi comme lieu de résidence royale. Mais c’est sous le Premier et Second Empire, grâce à Napoléon puis Napoléon III, que la ville – et le château – se développèrent. Le palais devint ainsi le théâtre de grandes manifestations – les séries – où une centaine d’invités prestigieux était conviée sur plusieurs jours. Haussmann, Flaubert, Pasteur et Delacroix furent notamment de la partie.

A quelques pas du château, le centre-ville de Compiègne laisse place à un imposant hôtel de ville de style gothique médiéval ou encore à des maisons à pans de bois, témoignages du passé médiéval de la ville. 

C’est à quelques minutes de Compiègne, au cœur de la forêt domaniale, dans une prairie assez quelconque, qu’un des événements majeurs du XXème siècle eut lieu : la signature de l’armistice de la guerre 14-18. Un musée abritant la reconstitution du wagon où fut signée la déclaration mettant fin à la Première Guerre mondiale y est aujourd’hui installé ainsi que plusieurs monuments commémoratifs. 

Enghien-les-Bains

Enghien-les-Bains est situé à une trentaine de minutes de Paris en voiture. La station thermale est réputée depuis le XVIIIème siècle pour ses eaux sulfureuses aux multiples bienfaits, voire miraculeuses pour certains. Elles auraient ainsi soigné le roi Louis XVIII, souffrant d’ulcères à la jambe. On y vient de nos jours pour traiter les affections ORL, des voies respiratoires ou encore l’arthrose.

La ville fait également le bonheur des pêcheurs et des plaisanciers avec son lac et ses pédalos ainsi que des amateurs de jeux avec son casino. C’est d’ailleurs le seul casino d’Ile-de-France et le premier de l’hexagone en termes de recettes. Et pour continuer dans cette série « classement », Enghien-les-Bains est aussi la seule station thermale d’Ile-de-France.

Des animations y ont lieu tout au long de l’année avec notamment fin juin/début juillet, l’Enghien Jazz festival où les plus grands noms du jazz se réunissent.

Nous avons découvert la ville à l’occasion d’une balade un samedi matin d’automne au bord du lac de 43 hectares. La promenade oscille entre berges et rues résidentielles aux belles villas de style Belle Époque.

Versailles

Versailles, mondialement connu pour son château. C’est Louis XIV qui transforma l’ancien pavillon de chasse en un grandiose château – comptant pas moins de 2 300 pièces – symbole de la puissance royale et du raffinement français. 

Mais Versailles ce n’est pas que le château, c’est aussi des jardins et un parc. Les jardins à la française conçus par le Nôtre font partie du domaine. Le Parc, qui en est le prolongement avec le Grand Canal et la pièce d’eau des Suisses, est quant à lui en accès libre. Avec ses 800 hectares, mêlant espaces boisés et champs cultivés, habilement délimités par des allées rectilignes, il place le château dans un écrin de verdure conservé depuis des siècles. 

Afin de conserver une part d’intimité, à quelques pas du faste de la cour royale, Louis XIV entreprit la création d’un espace à usage privé : le Trianon. Le Grand-Trianon, Le Petit-Trianon, le Hameau de la Reine et le théâtre, font alors le bonheur du couple royal, et en particulier de Marie-Antoinette qui y trouve refuge régulièrement. Quelques siècles plus tard, ils font le bonheur des visiteurs. 

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