Paris

Découvrir les endroits insolites de Paris

Vous avez déjà fait le tour des sites incontournables de Paris et vous avez envie de voir la capitale sous un autre jour ? Ça tombe bien, moi aussi j’en ai eu l’envie:) J’ai donc arpenté de nombreux endroits hors des sentiers battus à Paris, avec parfois la sensation d’être à des années lumières de la capitale !  Voici donc la liste de tous les endroits insolites à Paris que j’ai visités. Elle n’est pas exhaustive, car il y a tant à voir dans la plus belle ville du monde, mais elle donne quand même un bon aperçu des visites possibles. 

Hors des sentiers battus à Paris

Hors des sentiers battus à Paris signifie souvent hors du centre de la capitale. Pour trouver des endroits plutôt chouettes à voir, sans touristes, voire sans personnes, il faut s’éloigner des arrondissements centraux…Voici quelques exemples de beaux coins que j’ai découverts : 

La Petite Alsace, la villa Daviel et le square des peupliers, sur la Butte-aux-Cailles

Rien que la Butte-aux-Cailles est pour moi un endroit insolite à Paris. A l’abri du tumulte et de la foule parisienne, le quartier a tout l’air d’un petit village, qui aurait été épargné par l’urbanisme des siècles derniers. Oui, car le baron Haussmann, lors de ses travaux gigantesques, ne s’y aventura pas. En cause : la présence d’anciennes carrières en sous-sol ne permettant pas l’installation d’immeubles trop lourds.

Si vous êtes en quête d’insolite, en plein cœur d’un quartier qui l’est aussi, rendez-vous à la Petite Alsace. C’est le nom donné à un lotissement d’une quarantaine de maisons, organisées autour d’une cour centrale. Pelouse verdoyante, et terrasses en fleur, se marient à la perfection aux façades colorées, aux toits pointus et aux maisons à colombages. On s’attendrait presque à voir une cigogne installer son nid sur une cheminée. 

En face, se trouve la villa Daviel, une ruelle pavée, où des maisons colorées rivalisant d’originalité se font faces. 

Un peu plus loin se situe le square des Peupliers. Le nom est trompeur puisqu’il ne s’agit pas d’un square mais d’une rue qui semble laissée à l’abandon, en proie à une végétation galopante. Dans ce royaume constitué d’une rue autour d’un îlot central, le lierre rampant est roi, la glycine est reine et le lilas, le jasmin et les roses sont les sujets. Les maisons individuelles sont cachées derrière des grilles en fer forgé permettant de protéger les jardinets mais laissant deviner des petits détails ci et là. 

La rue de la Mouzaia dans le 19ème arrondissement

En arrivant un beau jour de printemps dans la Rue de la Mouzaia, je me suis dit « c’est tout…tout ça pour ça… », puis, en continuant, j’ai découvert, de part et d’autre, de superbes contre-allées.

De belles maisons aux façades colorées, des fleurs grimpants au mur, des ruelles pavées…bref, un petit coin de campagne à Paris. Les maisons individuelles, villas typiquement parisiennes comme il en existe dans d’autres quartiers tout aussi insolites, servaient à accueillir la population ouvrière au XIXème siècle. On se doute bien qu’aujourd’hui, c’est plus une population bourgeoise qui pourrait s’offrir ce genre de logements. 

Ici, les villas portent des noms : villa Alexandre-Ribot, villa Fontenay, villa du Progrès, villa Amalia. Et certaines rues rappellent la Révolution française : percées en 1889, un siècle après la prise de la Bastille, elles portent le nom de liberté, égalité et fraternité.

Au-delà d’une simple rue, c’est donc tout un secteur à découvrir et le nom de la rue – Mouzaia – désigne d’ailleurs tout le quartier, que certains appellent même village. L’idéal est de s’y perdre, de passer d’une ruelle à une autre sans itinéraire spécifique en tête.

L’église orthodoxe Saint-Serge, à côté des Buttes Chaumont

Nichée au fond d’une cour dans le 19ème arrondissement, à deux pas des buttes Chaumont, se trouve l’église Saint-Serge. Là encore, on a du mal à imaginer, depuis la rue de la Crimée si animée, que se cache, derrière une grille en fer forgé, sur une petite butte de terre, une église faite de bois, un peu hors du temps. 

Construite en 1857, elle fut également un institut de théologie orthodoxe, formant des évêques, prêtres et théologiens tout au long du XXème siècle.

L’extérieur est assez incroyable mais malheureusement, c’est la seule chose que j’ai pu voir. L’église est fermée la plupart du temps mais il est possible de s’y rendre le dimanche pour avoir la chance de croiser quelqu’un (elle ne se visite pas pendant les offices), ou lors d’une célébration religieuse, par exemple pour le Noël orthodoxe, début janvier. 

En jetant un coup d’œil par le trou de la serrure, puis en regardant les images sur Internet, j’ai toutefois découvert de magnifiques décorations, des dorures, des ornements, des tapis, des fresques, tout en couleur et en minutie.

La Cité des fleurs dans le 17ème arrondissement

J’ai vécu aux Batignolles pendant plusieurs années, et pourtant, j’étais loin de soupçonner l’existence d’une rue si tranquille, à deux pas de chez moi. Coincée entre l’avenue de Clichy et la rue de la Jonquière, cette voie privée, longue de 320 mètres, où les voitures n’ont pas lieu de citer, est une parenthèse enchantée loin de l’agitation urbaine.

Une impression d’uniformité s’en dégage. Il faut dire que pour y construire sa maison, il fallait respecter certains critères stricts : façades alignées, nombre d’étages limité, hauteur des murs mitoyens fixé…Même l’ornement des clôtures et le nombre d’arbres à fleurs dans chaque jardin étaient régis par la convention.

A noter que la voie est ouverte de 7h à 19h du lundi au samedi et de 7h à 13h les dimanches et les jours fériés.

Le micro-quartier de « la campagne à Paris »

La « campagne à Paris », c’est bien le nom de ce micro-quartier situé dans le 20ème arrondissement, à deux pas de la porte de Bagnolet. Un petit îlot de moins d’une centaine de pavillons, niché en haut d’une butte, à l’abri du tumulte parisien. Il faut dire que pour y accéder il n’y a pas d’autres choix que de gravir les escaliers qui y mènent ou d’emprunter la seule route accessible aux voitures. 

Tous les pavillons furent construits à la même période, au début du XXème siècle. S’en dégage ainsi une impression d’harmonie architecturale, malgré des touches de différentes couleurs çà et là et des détails propres à chaque maison. Ces habitations permettaient à l’époque d’accueillir les ouvriers tout en améliorant leur condition de vie et en leur facilitant l’accession à la propriété, à des prix abordables. On n’ose imaginer à l’heure d’aujourd’hui le prix au mètre carré, mais on se doute bien qu’il n’a plus rien d’abordable du tout…

L’insolite en plein cœur de Paris

Pour me contredire moi-même, et démontrer qu’on peut aussi trouver des endroits insolites, au cœur même de la capitale, dans les arrondissements centraux, ou à deux pas des sites les plus connus de Paris, voici quelques exemples : 

  • A proximité de la Tour Eiffel, au 29 Avenue Rapp, se trouve l’immeuble Lavirotte, de style Art nouveau. Sa façade en fait un des monuments d’habitation les plus insolites de Paris ;
  • Le marché aux fleurs et la façade du restaurant « Au vieux Paris d’Arcole » sur l’île de la Cité, à quelques centaines de mètres de Notre-Dame de Paris. Le marché aux fleurs se transforme même en marché aux oiseaux le dimanche venu. Quant au restaurant, c’est tout simplement un des plus vieux de Paris. Un conseil : venez au printemps pour voir sa magnifique glycine en fleurs ;
  • La rue des Degrés, la plus petite rue de Paris avec ses 5,75 mètres, dans le 2ème arrondissement. D’ailleurs, ce n’est pas vraiment une rue, mais plus un escalier, on ne peut plus coloré.

Les passages parisiens

J’avais depuis longtemps entendu parler des passages couverts de Paris, ces voies percées dans les immeubles, coincées entre deux rues, souvent à l’abri de la foule parisienne. Puis, j’ai repris temporairement un travail vers Opéra. J’étais donc O-BLI-GEE de m’y promener et j’ai profité de nombreuses pauses déjeuner pour m’y balader ! Toutes les photos prises datent d’ailleurs de Noël (je n’avais pas envie de croiser de collègues pendant que je prenais des photos alors j’ai attendu que la majorité soit en vacances) et j’ai trouvé que cette ambiance « fête de fin d’année » rajoutait de la magie au lieu !

En tout, il existe 16 passages couverts à Paris, soit moitié moins qu’à la fin du XVIIIème siècle, à leur apogée. Il faut dire qu’ils permettaient de se promener et de faire les magasins, sans être dérangés par les aléas météorologiques, et la boue. 

Forcément, tous ne se valent pas et chacun possède des particularités plus ou moins singulières. Autour des Grands Boulevards, le passage des Panoramas abrite le théâtre des variétés et le passage Jouffroy, le musée Grévin. Le passage Verdeau est quant à lui le paradis des collectionneurs en tous genres. 

Autour du Palais Royal, le passage Choiseul abrite les Bouffes Parisiens. Non loin de là se trouve la Galerie Vivienne, sans doute une des plus connues ainsi que la Galerie Colbert et la Galerie Véro-Dodat.

Enfin, des passages plus populaires se trouvent à proximité du Boulevard de Sébastopol : passage du Grand-Cerf, passage du Bourg L’abbé, passage Brady, passage Molière…

Les insolites de Montmartre

J’ai consacré tout un article sur les incontournables et les insolites de Montmartre. Car la butte, si chère au cœur des parisiens, encore imprégnée de cette atmosphère de village, théâtre de l’univers fantasque de Jean-Pierre Jeunet et de son œuvre majestueuse, le fabuleux destin d’Amélie Poulain, regorge d’endroits plus insolites les uns que les autres. 

Le buste de Dalida, dont le bronze laisse la marque du passage de tant et tant d’admirateurs désireux de caresser leur idole…le Passe-Murail, une sculpture représentant un homme coincé dans le mur, héros de la nouvelle éponyme de Marcel Aymé…les vignes de Montmartre à quelques pas du Lapin Agile, un ancien cabaret aux allures campagnardes…la villa Léandre et ses maisons Art déco…le moulin de la Galette, vestige de cette époque où le quartier comptait une trentaine de moulins…

Le Paris d’Instagram

J’avoue que c’est souvent en utilisant Instagram que j’ai trouvé plein de lieux insolites que je ne connaissais pas. Mais parfois, quand je me promène dans ces endroits, je me dis que je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée et certaines rues se transforment carrément en studio photo grandeur nature. Impossible de faire la photo qu’on imagine tant les mannequins amateurs prennent la pose pendant des heures ! 

Voici les endroits insolites de Paris les plus vus en photo sur les réseaux sociaux et mon article dédié aux lieux les plus instagramables de Paris : 

  • La rue Crémieux dans le 12ème arrondissement, qui n’est plus du tout un endroit insolite tellement elle est envahie de touristes chaque jour, au désespoir de ses habitants… ;
  • Le Pont Bir Hakeim ;
  • Le village royal (avec l’exposition temporaire des parapluies suspendus) ;
  • Le Palais Royal et les colonnes de Buren ;
  • Le Playground Dupérré, un terrain de basket tout droit venu des années 80.

D’autres idées pour visiter Paris différemment

Pour visiter Paris différemment, n’oubliez pas non plus les parcs et les jardins qui regorgent parfois de petits trésors : 

  • Le jardin des plantes avec ses galeries : galerie d’anatomie et de paléontologie, grande galerie de l’évolution… Pas très loin se trouve la grande mosquée de Paris, un véritable trésor avec son patio fleuri. Un peu plus loin, en se rapprochant de la Seine, on pourra admirer l’incroyable façade de l’Institut du monde arabe ;
  • Les buttes Chaumont, tout en relief ;
  • Le parc Montsouris et toutes les petites allées qui le bordent, du côté du Square du même nom ;
  • Le jardin du Luxembourg avec la fontaine de Médicis et la vue sur le Panthéon ;
  • La coulée verte, aussi appelée promenade plantée ou encore coulée verte René-Dumont, une voie verte longue de 4,5 km. Elle va des environs de Bastille à la porte de Saint-Mandé et traverse donc le XIIème arrondissement dans sa longueur ;
  • Les 250 cèdres du Liban à la bibliothèque François Mitterrand dans le 12ème arrondissement ;

Le monde à Paris

Vous aimez voyager et vous voulez voir Paris différemment ? Ça tombe bien, Paris est un petit condensé des différents continents de notre planète : 

  • La Chine et le Japon avec le quartier chinois dans le 13ème, le quartier japonais (surtout pour ses restaurants) du côté de Palais Royal ou encore la Pagode chinoise – maison Loo – dans le 8èmearrondissement vers le Parc Monceau ;
  • L’Inde et le Sri Lanka à la Chapelle ;
  • Les États-Unis avec une réplique de la statue de la liberté du côté du pont de Grenelle, l’église américaine de Paris sur le quai d’Orsay, la statue de Thomas Jefferson sur le quai de Conti ou encore la librairie Shakespeare and Co en face de l’île de la Cité ;
  • L’Afrique avec l’obélisque de Louxor sur la place de la Concorde, dans le quartier des Tuileries

Le street-art à Paris

Je ne suis pas une experte en street-art alors je ne vous parlerai pas des nombreux artistes, ni des différentes techniques, mais uniquement de ce que j’ai visité et aimé : 

  • Le bassin de la Villette : il existe même des balades qui vont du quartier de Stalingrad jusqu’au bassin de la villette et au canal de l’Ourcq ;
  • La Butte-aux-Cailles ;
  • La rue Dénoyez (c’est toutefois ma « balade street-art » que j’ai la moins aimée. J’ai eu l’impression que le quartier, ou tout du moins cette fameuse rue, était laissé à l’abandon) ;
  • La maison Gainsbourg dans le quartier de Saint-Germain ; 
  • Le quartier de Ménilmontant et de Belleville. 

Les plus belles vues de Paris

Si vous cherchez à voir Paris différemment, n’hésitez pas à prendre de la hauteur, et à découvrir les plus belles vues de Paris : 

  • Depuis la tour Montparnasse, mais à 18€ l’entrée, 23€ pour faire le jour + la nuit, c’est-à-dire le coucher de soleil, j’avoue que je n’y suis jamais allée, et je n’irai sans doute jamais…d’autant plus que la plupart des autres vues citées ci-dessous sont gratuites ; 
  • Depuis le centre Pompidou, à condition que les vitres sont bien nettoyées et d’aimer le caca de pigeon (j’ai fait l’affreuse expérience de mettre ma main dessus car, ayant le vertige, je voulais me tenir à la rambarde. Mon conseil de visite : gardez vos mains dans les poches !) ;
  • Depuis le musée d’Orsay, où l’on profitera également des œuvres impressionnistes et postimpressionnistes ; 
  • Depuis les terrasses des Galeries Lafayette, avec une vue imprenable sur l’Opéra Garnier et les toits de la Madeleine un peu plus loin ;
  • Depuis la terrasse de l’Institut du monde arabe, avec sa vue sur Notre-Dame-de-Paris ;
  • Depuis Montmartre, à condition de gravir les quelque 500 marches pour accéder au Sacré-Cœur ou prendre le funiculaire ;
  • Depuis le belvédère de Belleville, où l’on profitera alors d’une belle pelouse verte pour se détendre ainsi que de jolies œuvres street-art.

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