Temple Tamoul Réunion
Outre-mer

Que faire dans le nord de la Réunion ?

Le nord de l’île de la Réunion est l’endroit idéal pour visiter une des nombreuses plantations de vanille, une usine de cannes à sucre ou un des temples tamouls. Saint-Denis, la préfecture de la Réunion, est également une ville plutôt sympa à découvrir, notamment pour ses belles demeures créoles. C’est dans cette partie nord que se trouve l’aéroport, et donc, qu’on le veuille ou non, on sera obligé d’y passer. Et même s’il ne s’agit pas de l’endroit le plus touristique, et qu’il y a d’innombrables choses à découvrir sur l’île, autant en profiter pour y découvrir certains coins sympas si on y passe quelques heures. 

Visiter le temple Tamoul de St André

La Réunion comporte plusieurs temples tamouls, notamment dans le nord et l’est de l’île. La première vague d’arrivée des Indiens à la Réunion remonte au XVIIème siècle. Il s’agissait pour la grande majorité de Malbars, une ethnie provenant du Tamil Nadu, état du sud de l’Inde. Dans un premier temps, emmenés de force à la Réunion, et forcés à l’esclavage, les suivants, au XIXème siècle, vinrent pour travailler dans les champs de cannes à sucre. Aujourd’hui, la religion hindouiste est pratiquée par 7% de la population à la Réunion.

Le temple en photo est celui du Colosse de Saint-André. La ville compte deux autres temples : le temple Mardévirin et le temple du Petit Bazar.

Les autres temples tamouls de la Réunion sont :

  • Temple des casernes à Saint-Pierre
  • Temple du Gol à Saint-Louis
  • Temple Kalikambal à Saint-Denis
  • Temple de Morange à Saint-Benois
  • Temple de l’Union à Bras-Panon

Découvrir la plantation de vanille Roulof à Saint André

La vanille, découverte par les Espagnols lors de la conquête du nouveau monde fut très vite appréciée en France. Sa culture nécessitant un climat chaud et humide, il fut décidé de l’introduire à la Réunion en 1819. Mais, sans l’insecte du Mexique permettant sa pollinisation, sa culture échoue. En 1841, un jeune esclave, Edmond Albuis découvre à la Réunion le procédé de pollinisation encore utilisé aujourd’hui. L’île devient alors le premier producteur mondial de vanille.

Le procédé de pollinisation consiste, pour faire simple, à regrouper les organes sexuels mâles des organes sexuels femelles. C’est un travail minutieux : chaque fleur doit être fécondée à la main et uniquement lorsque la fleur éclot. Les cultivateurs ne disposent que de quelques heures dans la journée pour le faire.

Il faut ensuite attendre que la fleur pollinisée donne naissance à une gousse de vanille. Pour cela, elle passe par plusieurs phases :

  • Bain d’eau chaude à 60°
  • Étuvage : les gousses sont maintenues au chaud dans des couvertures
  • Séchage
  • Affinage : les gousses sont mises dans des malles en bois
  • Tri et conditionnement

En tout, ces différentes étapes durent 10 mois et c’est ce qu’on pourra découvrir à la plantation Roulof, une exploitation familiale, qui existe depuis plus d’un siècle. 

Les visites ont lieu du lundi au samedi, à 11h, 14h et 15h. Le tarif est de 4€ par personne.

En savoir plus sur la culture de la canne à sucre

La culture de la canne à sucre a été introduite au XIXème siècle à la Réunion. Elle a progressivement remplacé la culture du café puisqu’elle est plus robuste pour faire face aux cyclones. La canne à sucre, en plus d’être à l’origine de la fabrication du sucre, est utilisée pour le rhum avec la mélasse. Ses feuilles servent à nourrir les animaux et la bagasse (paille issue du déchiquetage) permet d’obtenir de l’énergie. La canne à sucre assure ainsi 25% de la production d’énergie de la Réunion.

Avec 90% de la production exportée, la canne à sucre est le premier produit d’exportation de l’île. C’est donc tout naturellement la principale ressource de la Réunion et elle représente à elle seule 65% des exportations de l’île soit 150 millions d’euros. 

On pourra voir des champs de cannes à sucre un peu partout sur l’île. Il y a plusieurs usines à visiter sur l’île comme l’usine de Bois-Rouge ou l’usine du Gol, dans le sud. 

Voir la cascade Niagara et le phare de Bel-Air à Sainte Suzanne

Nous sommes allés deux fois à la cascade Niagara, à deux périodes différentes de l’année. Elle est assez proche de Saint-Suzanne et pas très loin de la route entre Saint-Denis et le cirque de Salazie. La première fois, la cascade était presque à sec. La seconde fois, en décembre, elle était beaucoup plus abondante. L’eau se jette dans un bassin où il est possible de se baigner. Seul bémol : il y a très peu d’ombre sur le site. 

Nous en avons également profité pour aller admirer le phare de Bel-Air à Sainte-Suzanne. Selon les différents sites internet, il s’agit du premier et dernier phare construit à la Réunion, en 1845. J’imagine donc qu’il s’agit du seul phare de la Réunion…

Se balader à Saint-Denis

Saint-Denis comporte de nombreuses jolies maisons créoles, témoignages de l’art de vivre réunionnais et partie intégrante de l’histoire de l’île. Ainsi les premières cases créoles y furent construites il y a plus de 300 ans, en prenant inspiration du style de Pondichéry, ancien comptoir Français des Indes. Évoluant au fil des siècles, elles n’en demeurent pas moins des lieux où l’utile se joint à l’agréable. Les couleurs vives, la charpente en bois, les toits en tôle ainsi que la terrasse couverte appelée varangue à la Réunion, font le charme de ses belles demeures généralement construites de plein pied.

Pour en avoir un aperçu, rendez-vous rue de Paris, où l’on admirera la villa Deramond, la villa du conseil général ou encore la villa de la région. On découvrira également à Saint-Denis d’autres lieux chargés d’histoire comme l’ancienne direction des douanes, aujourd’hui devenue la brasserie Rolland Garros, ou encore la préfecture et l’ancien entrepôt à café.

Enfin, Saint-Denis compte également de nombreux bâtiments religieux, dont l’éclectisme – mosquée, cathédrale, temples tamouls et chinois – témoigne du melting pot sur l’île.

Admirer le point de vue depuis Takamaka

S’il y a bien un site que j’ai découvert grâce à Instagram à la Réunion, c’est celui de Takamaka tant il a été pris en photo. D’ailleurs, à vrai dire, je n’ai découvert qu’une partie du site : le point de départ de la randonnée pour s’engouffrer dans la vallée de Takamaka depuis le parking et sa plateforme d’observation en surplomb. La végétation luxuriante – en raison des records de pluviométrie – conjuguée aux falaises escarpées offrent au site un aspect digne de Jurassik Parc. Le paysage y est ici saisissant, pour peu que l’on arrive tôt et que l’on n’ait pas la tête dans les nuages. On peut s’arrêter là et contempler cette vue si spectaculaire, ou poursuivre, s’engouffrer sur un chemin assez compliqué vers Ilet-à-bananes pour rejoindre la centrale. 

Faire une pause ombragée à l’îlet Bethléem

J’ai été un peu déçue de ma balade à l’ilet Bethléem. Il faut dire que je l’avais vu dans plusieurs guides de voyage et je me suis dit que ça devait certainement être quelque chose à voir. En réalité, il s’agit plus d’un site important dans la mémoire réunionnaise, dont il ne reste que des ruines. Au XVIIIème siècle, l’endroit était un refuge contre les attaques de forbans avant d’être transformé en paroisse. Aujourd’hui une atmosphère fantôme y règne en semaine (il parait que l’îlet est très fréquenté le week-end par les amateurs de pique-nique). La balade pour rejoindre l’endroit est toutefois assez plaisante : un chemin sillonne entre les fougères et les bambous, et un bassin un peu plus loin permet de se rafraichir. 

Découvrir les bassins et les cascades de la Réunion

Dans le nord de la Réunion, et une partie de l’est, se trouve un condensé incroyable de bassins et de cascades en tout genre. Il faut dire que le cirque de Cilaos est un des endroits les plus pluvieux de l’île et que l’eau redescend vers l’océan depuis cette partie de l’île. Mais pour ne pas être déçu, certaines périodes de l’année sont à privilégier pour s’y rendre. Ainsi, en saison sèche, qui va mai à novembre, l’eau y est moins présente et certaines cascades ont un débit limité, voire parfois absent. De plus, ne pensez pas vous baigner dans un bassin lors de l’hiver austral (juillet-aout) : la température de l’eau y est très fraiche. Enfin, la prudence est de rigueur pendant la saison des pluies…

Bassin la paix

Situé sur la Rivière des Roches, le bassin la paix, où se jette une cascade, est peut-être un des plus beaux bassins de l’est de la Réunion, mais aussi un des plus dangereux. Il est d’ailleurs tellement dangereux que la baignade y a été interdite depuis que deux touristes y aient trouvé la mort en 2018. L’accès au bassin reste toutefois toujours possible. 

Bassin Bœuf

La rivière Sainte-Suzanne offre une succession de bassins et de cascades. Cascade Bras Laurent, bassin Pilon, bassin Carosse, Grande cascade…un des bassins les plus connus, et les plus fréquenté, surtout le week-end, est le bassin bœuf. Il faut compter 5 minutes de marche depuis le parking aménagé pour rejoindre le site. La randonnée est assez simple, sauf s’il a plu la vielle et que le sentier devient alors boueux. Vous pouvez aussi tester de faire une randonnée pour rejoindre les bassins Nicole et Grondin à proximité (la randonnée est assez facile). Pour plus de difficultés, choisissez la randonnée qui va de la Grande Cascade au Bassin Pilon et qui permet d’admirer quatre belles chutes d’eau. 

Bassin bleu

En redescendant dans l’est de la Réunion, à Sainte-Anne, le bassin bleu est un spot très prisé des baigneurs et des pique-niqueurs. Il faut dire qu’il se situe à l’embouchure de la rivière et est très facilement accessible. Attention, en cas de forte pluie, la baignade est déconseillée. D’ailleurs, si vous êtes dans le coin, ne manquez pas d’admirer la superbe église de Sainte-Anne de style baroque.

Cascade Zéclair et bassin chouchou

La cascade Zéclair et le bassin chouchou se trouvent le long de la Ravine Sèche, en remontant depuis l’aéroport de Rolland Garos. Le bassin chouchou est situé à moins de 100 mètres de la route mais il est assez difficile à trouver au départ. La cascade Zéclair se trouve à quelques mètres de là (il est possible de rejoindre le site par la route depuis le bassin chouchou). Pour les plus sportifs, une randonnée va de la Ravine Sèche à l’Espérance les Bas permettant d’admirer les 5 bassins et cascades qui s’y trouvent.

NB : L’est et le nord de la Réunion comprennent tellement de bassins et de cascades qu’il serait difficile ici de toutes les lister. J’ai essayé d’en répertorier certains, les plus connus, mais n’hésitez pas à vous renseigner sur place, notamment sur l’aspect praticable, en fonction des conditions météorologiques. 

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