Outre-mer

Le Piton de la Fournaise à la Réunion

Le Piton de la Fournaise est clairement mon coup de cœur à la Réunion (avec Mafate). C’est un des volcans les plus actifs au monde et ses éruptions se produisent au moins une fois par an. Il est d’ailleurs possible d’y voir à ce moment-là des coulées de lave, mais interdiction de s’approcher et de descendre dans l’enclos. Le paysage du Piton est en contraste total avec la végétation tropicale du reste de la Réunion. D’ailleurs, on a du mal à s’imaginer qu’un endroit comme ça existe ici ! C’est en s’enfonçant au cœur de l’île qu’on prend la mesure de la beauté du lieu. Après avoir passé les vertes prairies, on traverse la plaine des sables où l’on découvre un paysage désertique, avant d’arriver au Pas de Bellecombe, étape ultime de cette route sublime. Quand le volcan n’est pas en irruption, les amateurs de randonnées peuvent rejoindre le cratère à pied. Mais attention, la traversée de l’enclos Fouqué et la montée au cratère Dolomieu se méritent ! Il faut être très tôt sur place pour profiter de la vue dégagée, et bien se couvrir : le soleil tape fort ! Chapeau, lunettes de soleil et crème solaire sont plus que nécessaires. 

L’histoire du Piton de la Fournaise

Le Piton de la Fournaise est né il y a environ 600 000 ans d’une excroissance du Piton des Neiges, ce qui en fait l’un des volcans les plus jeunes au monde. Il y a environ 40 000 ans, un effondrement a donné naissance à la plaine des sables (que l’on emprunte par la route pour arriver jusqu’au parking). L’enclos Fouqué (il s’agit de l’arc de cercle en contrebas du parking)est apparu quant à lui il y a de ça quelque 5000 ans . A l’intérieur de cet enclos, on peut donc voir deux cratères : 

  • Le cratère Bory, inactif depuis 1971 ;
  • Le cratère Dolomieu, encore actif, formé d’un trou béant de 100 m de profondeur et de 300 m de diamètre. 

Quelques informations sur le Piton de la Fournaise 

Le Piton de la Fournaise se situe à une hauteur de 2 632 mètres. Il est constitué d’un enclos (dôme) semi ouvert sur l’océan Indien d’une dizaine de kilomètres de longueur et autant en largeur.

La balade pour atteindre le sommet du Piton de la Fournaise commence donc par la descente dans l’enclos et s’achève par la remontée de cette même falaise qui compte plusieurs centaines de marche. Au sommet du volcan se trouvent deux cratères : le cratère Dolomieu, le plus grand et le cratère Bory, le plus petit.

Le volcan est de type non explosif : ses éruptions se traduisent par des coulées de lave de basalte fluide, dont la plupart se déversent dans l’enclos Fouqué. Il arrive toutefois qu’elles aillent bien plus loin, parfois jusqu’à la mer, et on peut d’ailleurs en apercevoir sur la route de du sud sauvage.

Faire une randonnée au Piton de la Fournaise 

Afin de profiter de la vue dégagée et de ne pas trop souffrir de la chaleur, l’idéal est d’arriver tôt au parking du Piton de la Fournaise. Lorsque j’y suis allée, j’ai eu beaucoup de chance car je suis arrivée entre 8h00 et 8h30 (c’est déjà assez tard) et nous avons eu une vue dégagée tout du long. Il arrive parfois que même en arrivant tôt, on ne puisse rien voir, surtout pendant la saison des pluies. Il faut aussi bien prévoir le temps de trajet pour y aller car la route est assez sinueuse. Il est toutefois possible de passer la nuit sur place au gîte du volcan.

Monter jusqu’au cratère Dolomieu

La randonnée pour rejoindre le cratère principal dure entre 2h et 2h30 depuis le pas de Bellecombe et il faut compter le même temps pour redescendre soit 5 heures en tout. Attention à bien se couvrir pour éviter les coups de soleil : il n’y a pas d’ombre sur tout le trajet et le soleil tape fort. Il faut aussi prévoir une collation et de quoi s’hydrater une fois arrivé en haut.

Les autres randonnées depuis le Pas de Bellecombe

Le pas de Bellecombe, situé à 2311 mètres d’altitude, est le point de départ d’autres randonnées : 

  • Jusqu’au cratère Kapor, apparu en 1998. Il faut compter 3h pour 7,5 km aller/retour ;
  • Jusqu’au cratère Rivals, né en 2006. Il faut compter 4h30 pour 10 km aller/retour. 

Le site des randonnées du Piton en compte 30 allant de très facile à très difficile. 

Nous sommes allés jusqu’au cratère Dolomieu lors de notre premier séjour à la Réunion. Quand nous sommes revenus avec les enfants, nous n’avions pas le courage d’y retourner, surtout Vincent qui n’avait pas envie de porter Jade 5 heures sur son dos (et je le comprends). Toutefois, nous ne voulions pas nous priver de le voir et c’était absolument un incontournable pour Eliott qui nous posait tant de questions sur le volcan. Nous sommes donc uniquement descendus dans l’enclos pour rejoindre le Formica Léo, un cône volcanique que l’on peut bien apercevoir depuis le Pas de Bellecombe.

Se rendre au Piton de la Fournaise

La route pour se rendre au Piton de la Fournaise est très bien indiquée mais est un peu longue. Le départ se fait de Bourg Murat dans la plaine des Cafres et la maison du volcan. Il faut compter environ 45 minutes pour rejoindre le pas de Bellecombe. La route passe de prairies verdoyantes à un environnement plus désertique en arrivant à la plaine des sables, pour finir par un paysage quasi lunaire.

Petit conseil : mieux vaut choisir de dormir à proximité de la route qui mène au Pas de Bellecombe pour être le plus tôt possible sur possible. Il existe un gite à proximité du parking mais nous ne l’avons pas testé puisque nous avions un logement à proximité de la cité du Volcan.

Le Piton de la Fournaise, un incontournable de la Réunion

Impossible d’aller à la Réunion sans voir le Piton de la Fournaise. Même les moins sportifs pourront se contenter d’admirer la vue depuis le Pas de Bellecombe. Encore une fois, la découverte se passe dès le trajet en voiture et plusieurs belvédères permettent d’admirer des vues à couper le souffle.

Le belvédère du nez de boeuf

En prenant de l’altitude, on découvre rapidement la vue sur la plaine des cafres. A 2050 mètres d’altitude, un arrêt sur le bas côté permet de garer sa voiture pour admirer la rivière des remparts. C’est le belvédère du nez de boeuf. Une temple d’orientation indique les différents sommets et une autre pancarte explique plus loin la formation de la rivière.

La plaine des sables

L’arrivée à la plaine des sables mérite à elle seule le détour. Le paysage devient complètement lunaire, à l’image de ce que j’avais déjà pu voir lors de notre découverte du volcan du Teide à Tenerife. De nombreux arrêts sont plus ou moins aménagés sur le bas côté pour immortaliser ces paysages. Puis, de part et d’autre de la route, on peut voir des points de départ de randonnées, notamment pour se rendre aux autres pitons de la plaine.

Un paysage unique

Le paysage n’a ici rien à voir avec le reste de l’ile, si ce n’est certains coins du sud sauvage, façonnés par les coulées de lave successives. Fouler du pied de la lave très ancienne, ou plus récente, est, incontestablement un moment unique.

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