Outre-mer

Visiter la Guadeloupe en 10 jours

Il y a quelques années de cela, mon copain a été envoyé en mission pour son travail pendant deux mois en Guadeloupe. Ni une, ni deux, j’ai sauté dans un avion pour le rejoindre pendant une dizaine de jours, mais aussi pour découvrir cette magnifique île française perdue (ou presque) au large des Caraïbes. Au programme : découverte des jardins botaniques, de Basse-Terre et de Grande-Terre, randonnée à la Soufrière, balade (rapide) dans Pointe-à-Pitre et excursion d’une journée aux Saintes.

Découvrir la Guadeloupe

La Guadeloupe se situe dans les Antilles, entre la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique, à 6200 km de la métropole et à 600 km de l’Amérique du Sud. D’origine volcanique, le plus haut sommet de la Guadeloupe est le volcan de laSoufrière qui culmine à 1467 mètres de hauteur. Elle est composée de plusieurs îles dont les plus grandes sont Grande-Terre et Basse-Terre.

Quelques informations géographiques pour découvrir la Guadeloupe

La Guadeloupe est composée de plusieurs îles :

  • Grande-Terre, d’une superficie de 588 km2, est pratiquement plate. Le climat y est plus sec que sur Basse-Terre et l’île possède de nombreuses plages de sable blanc ;
  • Basse-Terre, d’une superficie de 848 km2, est montagneuse. Le climat y est pluvieux et la végétation s’en ressent : l’île est couverte d’une forêt tropicale et comprend de nombreuses rivières et cascades. Basse-Terre, plus sauvage que Grande-Terre, possède plusieurs plages de sable noir. Grande-Terre et Basse-Terre sont séparées un bras de mer de 200 mètres : la rivière salée ;
  • Désirade : petite île de 21 km2 ;
  • Marie-Galante : île de 158 km2 ;
  • Les Saintes : archipel composé de 9 îles ;
  • Les îles de Petite-Terre : archipel de 2 km2.

Quelques repères historiques à propos de la Guadeloupe

Les terres de Guadeloupe sont sorties de l’eau il y a 5 millions d’années et l’île aurait été occupée depuis plus de 5000 ans par des groupes amérindiens. Christophe Colomb la découvre en 1493 et la Guadeloupe devient ainsi Espagnole jusqu’en 1635, date à laquelle elle passe sous le contrôle de la France. Très rapidement les Français s’installent et commencent à cultiver la canne à sucre et le tabac. De plus en plus d’esclaves sont envoyés en Guadeloupe pour travailler sur l’île. Toutefois, la Guadeloupe devient britannique de 1759 à 1763 avant de repasser une bonne fois pour toute française.

Aujourd’hui, l’économie de l’île est de moins en moins tournée vers l’agriculture (culture de bananes, de cannes à sucre, de vanille, de café, d’ananas…) même si le secteur agroalimentaire conserve une place importante (distillerie, sucrerie, conserverie…). A noter également que la fabrication du rhum, grâce à la canne à sucre, est de moins en moins importante. Le tourisme est quant à lui un secteur assez dynamique sur l’île.

Enfin, questions statistiques, la Guadeloupe compte environ 400 000 habitants et le chômage atteint les 24%.

Visiter la Guadeloupe : les essentiels

Les jardins botaniques de Guadeloupe

Il existe plusieurs jardins botaniques en Guadeloupe, en particulier sur l’île de Basse-Terre. Les plus connus sont le jardin de la Vallombreuse, le jardin botanique de Deshaies ainsi que le parc des Mamelles, qui permet de découvrir la flore mais aussi la faune de l’île.

Le jardin botanique de Deshaies 

Le jardin botanique de Deshaies est un parc floral et animalier, aussi appelé résidence Coluche, du nom de son ancien propriétaire. D’une superficie de 5 hectares, il possède plus de 1000 espèces de fleurs et de plantes tropicales. Il se décompose en plusieurs espaces :

  • Un étang aux nénuphars ;
  • Une volière avec une trentaine de perroquets ;
  • Une ferme d’orchidées ;
  • Une allée d’hibiscus et de bougainvilliers ;
  • Une cascade de 10 mètres de haut ;
  • Un parc avec des flamants roses ;
  • Une forêt de bambous ;
  • Un torrent de 60 mètres ;
  • Une palmeraie.

Situé à 40 km de Pointe-à-Pitre, il est ouvert tous les jours de 9h00 à 16h30. Le tarif adulte est de 15,50€.

Le domaine de la Vallombreuse

Le domaine de la Vallombreuse est un parc floral et animalier situé dans la forêt tropicale de Guadeloupe. D’une superficie de 5 hectares, il se compose :

  • D’un jardin exotique ;
  • D’une serre d’orchidées ;
  • D’une palmeraie de plus de 1500 palmiers ;
  • D’un espace bonsaïs ;
  • D’une collection de bougainvilliers et d’hibiscus ;
  • D’une cascade de 10 mètres de haut dans laquelle il est possible de se baigner ;
  • D’une mini ferme ;
  • D’une volière comprenant de nombreuses espèces d’oiseaux exotiques ;
  • D’un parc d’activités pour enfants.

 Situé à l’est de Basse-Terre, vers la commune de Petit-Bourg, le parc est ouvert tous les jours de 8h à 18h. Le tarif adulte est de 12€. 

Les autres jardins botaniques de Guadeloupe

Voici d’autres jardins botaniques de Guadeloupe que nous n’avons pas eu le temps de découvrir :  

  • Parc des Mamelles, situé sur la route de la traversée dans la commune de Bouillante. Le parc, au cœur d’une forêt tropicale, accueille un zoo et un jardin botanique ;
  • Jardin de Beauvallon, situé sur la commune de Basse-Terre ;
  • Jardin de Cantamerle à Capesterre Belle Eau.

Basse-Terre 

Le climat de Basse-Terre est chaud et humide, c’est pourquoi l’île regorge de rivières, bassins, cours d’eau et cascades. Parmi les plus connues et les plus visitées, on trouve les chutes du Carbet, découvertes par Christophe Colomb, la cascade aux écrevisses à seulement 5 minutes de marche et la jolie cascade Acomat.

Bouillante

Bouillante est située dans l’ouest de Basse-Terre. La ville est connue pour la réserve Cousteau, zone de fonds marins protégés qui s’étend sur 400 hectares, qui se trouve face à la plage de Malendure autour des îlets Pigeon. En faisant de la plongée et du snorkelling, on pourra voir des coraux, des éponges, des langoustes et toute une variété de poissons exotiques ainsi que des tortues de mer pour les plus chanceux.

Parmi les autres attraits de la ville, on trouve aussi une source d’eau chaude qui forme une piscine dans la mer au lieu-dit Thomas ainsi que des anciennes exploitations agricoles datant pour certaines du XVIIème siècle.

Sainte-Rose

Sainte-Rose est une ville située au nord de Basse-Terre. Elle est spécialisée dans la canne à sucre, et on y produit donc du sucre…mais aussi du rhum. Le littoral autour de Sainte-Rose se trouve dans le Grand-Cul-de-Sac-Marin, une réserve naturelle de 15 000 hectares qui relie Basse-Terre à Grande-Terre. La réserve se décompose d’une part, d’une zone littorale humide recouverte de mangrove, et d’autre part, de la mer où on pourra voir des récifs coralliens. Certains îlets font également parties de la réserve. Une barrière de corail de 25 kilomètres entoure le Grand-Cul-de-Sac-Marin et sert de refuge à de nombreuses espèces de poissons.

Les chutes du carbet

Prenant sa source au volcan de la Soufrière, la rivière du Grand Carbet se scinde en 3 chutes avant d’atteindre l’océan Atlantique 11 kilomètres plus bas. Elles sont tellement impressionnantes qu’en 1493, quand il arrive en Guadeloupe, Christophe Colomb les aperçoit depuis le rivage.

Il est possible d’admirer les chutes de plus près avec différentes randonnées de tous niveaux :

  • La deuxième chute du Carbet est la plus visitée car la randonnée y est plus facile (compter 45 minutes aller-retour depuis le parking). La chute d’eau, de 110 mètres, est visible depuis l’air d’accueil ;
  • La première chute d’eau du Carbet de 115 mètres est en deux paliers. La randonnée pour y accéder dure 3 heures aller-retour depuis le parking ;
  • La troisième chute du Carbet, de 20 mètres de haut, impressionne par le volume d’eau qui tombe dans le bassin. On y accède depuis la deuxième chute (compter 5 heures aller-retour) ou depuis Capesterre Belle-Eau (compter une heure et demie aller-retour). Il est interdit de s’approcher du bassin en raison d’éboulements. L’accès au pied des autres chutes est aussi parfois interdit.

Près des chutes du Carbet se trouve le Grand Etang, site d’observation ornithologique. Une randonnée d’environ 1h30 permet de s’y promener et de découvrir la forêt tropicale et ses caractéristiques.

La cascade aux écrevisses

La cascade aux écrevisses est une des cascades les plus fréquentées de Guadeloupe. Elle se situe sur la route des deux mamelles, aussi appelée route de la traversée, seule route à traverser Basse-Terre d’est en ouest. La cascade est accessible par un chemin de 5 minutes depuis le parking. Il est possible de s’y baigner et d’y pique-niquer.

La cascade acomat

La cascade Acomat se situe vers Pointe-Noire. Il faut laisser sa voiture au niveau de la fourche sur la route menant à Acomat, après avoir tourné à droite à la chapelle, puis ensuite marcher 15 minutes pour y accéder. La baignade est possible dans le bassin et le pique-nique est autorisé.

Pointe-noire

Pointe-noire est connue pour ses roches volcaniques et pour ses maisons créoles relativement bien conservées. Il faut dire que la route qui la relie a Deshaies n’a été ouverte qu’il y a une cinquantaine années, permettant de la couper de son isolement. Plusieurs musées y sont installés : 

  • La caféière Beauséjour, ancienne plantation de café du XVIIIème siècle, permettant de découvrir la fabrication du café. On y découvrira toutes les étapes pour avoir du café dans nos tasses, de la récolte au séchage puis à la torréfaction ;
  • La Casa vanille, pour en savoir plus sur cette plante ;
  • La maison du cacao, pour découvrir l’histoire de cette fève.

Un autre écomusée, la maison du bois se situe également près de Pointe-Noire. 

A côté de la ville se trouve le col des Mamelles et son parc zoologique, la cascade Acomat et, un peu plus loin, le parc national de Guadeloupe. Il faut emprunter la route de la traversée pour s’y rendre. 

Le volcan de la Soufrière

Culminant à 1467 mètres d’altitude, le volcan de la Soufrière est le plus haut sommet de Guadeloupe et des petites Antilles (îles allant de l’Amérique du Sud aux îles vierges britanniques). Il s’agit d’un volcan récent puisqu’il a entre 100 000 et 200 000 ans. La première irruption connue remonte au XVème ou XVIème siècle et la dernière date de 1976. Une partie de la population du sud de Basse-Terre a alors été évacuée mais aucun mort n’a été à déplorer. Le volcan n’a pas de cratère mais a des bouches éruptives (c’est-à-dire des trous d’où sortent des vapeurs de soufre). 

Randonner au volcan de la soufrière

Il est possible de faire une randonnée pour monter au sommet du volcan. Mieux vaut partir tôt afin de pouvoir profiter de la vue, car le paysage change en grimpant. On débute l’ascension dans une forêt tropicale puis le terrain devient rocheux et on se retrouve dans une sorte de brouillard accompagnée de pluies. Une odeur de soufre se fait sentir sur la fin du chemin surtout lorsque l’on passe à côté du gouffre de Tarissant.

Par temps dégagé, il est possible d’admirer depuis le sommet l’île de Basse-Terre et de Grande-Terre ainsi que les autres îles faisant parties de l’archipel (Les Saintes, Marie-Galante, La Désirade…).

Accéder au volcan de la soufrière

Afin de se rendre sur le lieu de départ de la randonnée, il faut partir du village de Saint-Claude puis emprunter une petite route sinueuse pour arriver au parking du lieu-dit des Bains Jaunes.

Il faut ensuite compter entre 1h30 et 2h de marche pour atteindre le sommet depuis le départ à 950 mètres d’altitude. Le chemin appelé « trace du Pas du Roy » passe par l’ancien parking appelé la « Savane à Mulets » à 1140 mètres, aujourd’hui inaccessible depuis l’éboulement d’un flanc du piton Tarade de 2004. La majorité du chemin est jusque-là pavée mais ensuite, ça se complique. Deux chemins sont possibles : le col de l’échelle légèrement plus long de 20 minutes, et le chemin des dames. Les deux sentiers sont rocailleux et ces tronçons sont plus difficiles d’accès que la première partie.

A noter qu’il est possible en chemin de se baigner aux Bains-Jaunes, bassins d’une eau sulfureuse à 30 degrés.

Grande-Terre

Grande-terre, moins vallonnée et sauvage que Basse-Terre, est une île riche au niveau du patrimoine culturel, artisanal et industriel. Le long de la côte, Grande-Terre regorge de plages de sable blanc et de beaux points de vue.

La pointe des châteaux

La pointe des châteaux est une péninsule qui se trouve à l’extrémité Est de Grande-Terre, à 45 kilomètres de Pointe-à-Pitre. Son relief est typique de la côte Est de la Guadeloupe, balayé par les vents, et les forts courants de l’océan Atlantique ont forgé la falaise. Conséquence, la faune et la flore y sont rares. 

Une petite balade permet de se rendre à la « Grande-Croix » d’où on peut, par beau temps, admirer la vue sur Grande-Terre et l’île de la Désirade, distante de 8 kilomètres.

Depuis la pointe des châteaux, plusieurs chemins de randonnées sont possibles. Une d’elles fait une boucle de 2 km à partir du parking, en marchant sur la plage en direction de la croix. Arrivé au sommet, il faut longer les falaises, remonter le sentier vers la pointe de la chaise, passer à travers le platier rocheux, traverser l’Anse Degrat puis suivre le chemin qui remonte vers la route et revenir au parking.

Plusieurs plages se trouvent également aux alentours de la pointe des châteaux : Anse des châteaux, plage des salines, Anse à plume, Anse Tarare…

Le Moule

Le Moule, à l’est de Grande-Terre, abrite de beaux bâtiments de style colonial comme l’habitation Zévallos, ancienne exploitation agricole construite au XIXème siècle. L’église Saint-Jean-Baptiste, qui date à peu près de la même époque, vaut aussi le détour. 

On pourra également voir au Moule des vestiges industriels : l’ancienne fabrique de limonade en bordure de mer ainsi que l’usine Gardel, la seule sucrière de l’île, qui se visite uniquement de février à juin. 

Enfin, dans un style plus militaire, on pourra y voir des canons autour de l’entrée du port. Ils datent de la fin du XVIIIème siècle et du début du XIXème. 

La pointe de la Grande Vigie

La pointe de la Grande Vigie, à l’extrémité nord de l’île, à 6 kilomètres d’Anse-Bertrand, est un ensemble de falaises calcaires hautes de 80 mètres. Par beau temps, elle permet d’apercevoir l’île de la Désirade, à 50 kilomètres, l’île de d’Antigua à 70 kilomètres et l’île de Montserrat à 80 kilomètres.

Encore une fois, les falaises, exposées au vent et à l’érosion de l’océan Atlantique, rappellent celles de Bretagne, et la végétation y est rare. Un sentier permet de longer la falaise (compter 50 minutes aller-retour).

Le cimetière de Morne-À-L’eau

A 15 kilomètres de Pointe-à-Pitre, Morne-À-L’eau est un carrefour routier incontournable du nord de Grande-Terre. Mais la ville est surtout connue pour son cimetière, avec ses tombes ressemblant à de petites maisons aux motifs en damier blanc et noir tel un jeu d’échecs. Sur les quelque 1800 tombes que compte le cimetière, la plus ancienne remonte à 1847 et était vraisemblablement la tombe d’un béké, c’est-à-dire d’un créole de couleur blanche descendant des premiers colons. Seules les familles nobles pouvaient à cette époque y avoir une sépulture.

Lors de la Toussaint, le cimetière a des allures de fête : toutes les tombes sont nettoyées, repeintes si nécessaire, et décorées de bougies. Des vendeurs de bokits, sandwichs typiques frits dans de l’huile de tournesol chaude, de pistaches et de cacahuètes ainsi que de sinoballs (ou snow balls), desserts à base de glace pilée et de sirop, se pressent aux alentours du cimetière.

L’archipel des Saintes

Les Saintes sont un archipel d’îles volcaniques du sud de la Guadeloupe, d’une superficie de 13km2. Seules deux îles sont occupées, mais par moins de 3000 habitants : Terre-de-Haut et Terre-de-Bas. Formé il y a entre 4,7 et 2 millions d’années, l’archipel des Saintes fut découvert par Christophe Colomb en 1493, en même temps que les deux îles principales. En 1648, l’archipel devient français. Elles jouèrent un rôle militaire important dans les guerres que se livrèrent les différentes puissances coloniales. La plus célèbre de ces batailles, celle des Saintes, opposa les armées françaises aux armées britanniques pendant la guerre d’indépendance des États-Unis. 

Il y a tant de choses à visiter et à découvrir aux Saintes, que ce soit pour les amoureux de nature, d’histoire ou simplement de farniente sur la plage, qu’il serait dommage de ne pas en profiter pour y passer une journée ou un week-end. 

A visiter aux Saintes pour les amoureux d’histoire

Sur Terre-de-Haut :

  • Le fort Napoléon, construit en 1867 sur les ruines d’un ancien fort, le fort Louis. Servant de prison jusqu’au début du XXème siècle, c’est aujourd’hui un musée situé au milieu d’un jardin botanique où se baladent de nombreux iguanes ;
  • Le phare de Terre-de-Haut qui se situe au niveau de l’embarcadère ;
  • L’église Notre-Dame-de-l’Assomption et le cimetière marin.

Sur l’îlet Cabrit :

On découvrira sur l’îlet Cabrit, une des îles de l’archipel, autrefois nommée Petite Martinique, le passé militaire et pénitentiaire de Guadeloupe. On y trouve ainsi un ancien fort, le fort Joséphine, construit en 1777 qui devint une prison en 1851 ainsi qu’un lazaret, établissement de mise en quarantaine pour les passagers et biens en provenance de ports où la peste sévissait. On voit aussi des vestiges de forts comme celui-ci sur les îles de Morne Morel (batterie Caroline) et Morne du Chameau (batterie Modèle).

Sur Terre-de-Bas :

  • Les vestiges de la poterie de Grande-Baie, fondée en 1760 où travaillaient des esclaves jusqu’à l’abolition en 1848 ;
  • L’église Saint-Nicolas de Petite-Anse, entourée d’un cimetière marin construit au début du XIXème siècle. Son plafond est en forme de carène renversée (partie immergée de la coque d’un bateau).
  • L’île de Terre-de-Bas est aussi connue pour la fabrication de Salakos, chapeaux traditionnels des Saintes en fibres végétales de bambous.

A visiter aux Saintes pour les amoureux de nature

  • Le chameau, point culminant de Terre-de-Haut avec ses 309 mètres d’altitude, où fut construit en 1843 la tour de la vigie. Le site, qui offre un beau point de vue sur l’archipel, possède un château d’eau (autrefois caserne des deux-mamelles) qui servait également au XIXème siècle de lieu de convalescence. Il faut compter environ 3 heures de randonnée pour faire la boucle de 4,5 km et 600 mètres de dénivelé ;
  • Le Pain de Sucre, colline volcanique haute de 53 mètres dont les parois sont en basalte ;
  • La plantation de bois d’Inde sur Terre-du-Bas ;
  • Le récif corallien qui encercle les îles. Il est possible d’y faire du snorkelling ainsi que de la plongée. On y verra de beaux poissons (mérous, poissons perroquets, murènes, poissons pierres, thons, barracudas, langoustes, crustacés, mollusques, coquillages, raies, tortues et requins…). L’archipel possède des réserves naturelles sur l’île de Grand-îlet, fréquentée par les oiseaux marins et les tortues de mer ainsi que sur l’île de Morne Morel. Le site de plongée Sec-Pâté est un des plus beaux sites de la région. Toutefois, les conditions de plongée sont difficiles et il est nécessaire d’avoir le niveau 2.

Les plages des Saintes

Les Saintes possèdent de nombreuses plages dont voici une sélection :

  • La plage de la Pompierre, proche du débarcadère, qui possède une aire de pique-nique ;
  • La plage du Pain de Sucre pour faire du snorkelling et éventuellement louer un kayak à fond transparent ;
  • La plage de l’Anse Galet qui, comme son nom l’indique, est une plage de galets ;
  • La plage de l’Anse Mire à proximité du fort Napoléon ;
  • La plage de l’Anse Rodrigue, plage de sable blanc et lieu de ponte des tortues.

Quelques questions pratiques pour visiter les Saintes

On accède aux Saintes par bateau depuis Trois-Rivières, dans le sud de Basse-Terre ou depuis Pointe-à-Pitre, sur Grande-Terre :

  • Il faut compter 20 minutes de trajet pour environ 20€ depuis Trois-Rivières ;
  • Il faut compter 1h30 de trajet pour environ 30€ depuis Pointe-à-Pitre.

Attention aux personnes ayant le mal de mer, les vagues sont parfois fortes et le bateau peut tanguer.

Sur place, il est possible de visiter les Saintes par ses propres moyens, à pied ou en louant un scooter, avec la présence de nombreux loueurs au débarcadère. Il est également possible de prévoir une visite guidée en mini-bus.

Pointe-à-Pitre 

Pointe-à-Pitre est la sous-préfecture de Guadeloupe et la ville compte environ 15 000 habitants. Elle est située sur Grande-Terre, presque à la limite du bras de mer qui sépare l’île de Basse-Terre.

L’histoire de Pointe-à-Pitre

La fondation de Pointe-à-Pitre remonte au milieu du XVIIIème siècle. En raison de sa position géographique, le choix de ce lieu pour y établir une ville était idéal. A l’écart des vagues et du vent, c’était également un abri sûr pour amarrer les bateaux. Pendant la période de l’esclavagisme, Pointe-à-Pitre fut un port négrier jouant un rôle dans le commerce triangulaire. Les bateaux en provenance d’Afrique, avec à leurs bords des esclaves, repartaient ensuite en France, dans des ports comme Nantes, chargés de sucre, de café ou de tabac. 

En 1843, un tremblement de terre détruisit en partie la ville. Des cyclones et des incendies l’ont aussi profondément marqué : le centre historique, de type colonial avec son plan en damier côtoie des immeubles modernes.

Les lieux à visiter à Pointe-à-Pitre

Parmi les lieux de Pointe-à-Pitre à visiter on peut citer :

  • L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul construite dans les années 1850 et l’ancien presbytère Saint-Pierre-et-Saint-Paul, aussi appelé pavillon de la ville de Pointe-à-Pitre construit au XIXème ;
  • La place de la victoire, principale place de la ville, qui comprend plusieurs points d’intérêts comme : 
    • La sous-préfecture ;
    • Le kiosque à musique construit dans les années 1930 ;
    • La sculpture « sang, chaînes ; 100 chaînes ; sans chaîne » représentant un esclave essayant de briser ses chaînes, qui se trouve à côté du monument aux morts ;
    • L’office de tourisme ;
    • L’ancien théâtre-cinéma construit à l’emplacement d’une ancienne écurie ;
    • Le quai de la Darse qui servait autrefois d’aérodromes aux hydravions ;
  • Les marchés : 
    • Le marché central de Pointe-à-Pitre construit en 1874 devenu marché aux épices ouvert du lundi au samedi de 6h à 14h ;
    • Le marché d’artisanat local ouvert tous les jours de 6h à 14h30 ;
    • Le marché aux fleurs ouvert également tous les jours de 6h à 14h30 ;
  • Les musées : 
    • Le musée Saint John-Perse construit en 1880 retraçant la vie de John Perse, poète, écrivain et diplomate né à Pointe-à-Pitre. Il contient également une collection de costumes créoles ;
    • Le musée Victor Schoelcher, défenseur de l’abolition de l’esclavage, construit en 1883, qui contient une collection de sculptures romaines et égyptiennes, de porcelaines ainsi que d’objets liés à l’esclavagisme et à la traite des noirs ;
    • Le musée l’Herminier construit en 1873 pour abriter la chambre d’agriculture de Guadeloupe qui contient des collections botaniques et zoologiques de la famille l’Herminier ;
  • Le mémorial ACTe, aussi appelé centre caribéen d’expressions et de mémoire de la Traite et de l’Esclavage, lieu de mémoire situé dans une ancienne usine sucrière.

Les rhumeries de Guadeloupe

La Guadeloupe est connue pour son rhum : de la culture du sucre de canne à la fabrication du rhum, tout est fait sur l’île de A à Z. De nombreuses distilleries peuvent être visitées où l’on apprendra les techniques de fabrication et leurs évolutions au cours des 3 derniers siècles. 

L’histoire du rhum en Guadeloupe

Pendant plusieurs siècles, la fabrication du rhum était artisanale et chacun en produisait pour sa propre consommation. Ce n’est qu’au XIXème siècle que la production s’industrialise et devient commerciale. Les sucreries familiales laissent alors place aux usines et de nombreuses distilleries s’ouvrent : on en comptait 55 en 1939. Leur nombre diminue toutefois au cours de la deuxième moitié du XXème siècle : de 55 on passe à 37 en 1954 et à seulement 9 aujourd’hui. La majorité des distilleries se situent sur Basse-Terre qui en compte 5. Une seule se situe à Grande-Terre. Les autres sont sur l’île de Marie-Galante.

La production de rhum

Les différentes phases de la production de rhum sont :

  • Récolte de la canne à sucre ;
  • Lavage et broyage de la canne à sucre ;
  • Fermentation et distillation ;
  • Mise en fût pendant plusieurs mois pour le faire vieillir ;
  • Mise en bouteille.

A noter que l’on distingue deux types de rhum :

  • Le rhum agricole, fait à partir du jus de cannes à sucre ;
  • Le rhum industriel ou traditionnel fait à partir de mélasse (mixture noire provenant du raffinage du sucre de cannes).

Visiter une distillerie 

Certaines visites de distilleries sont gratuites, d’autres sont payantes (compter un peu moins de 10€). Il faut seulement se renseigner à l’avance sur les heures de visite. Certaines possèdent aussi d’autres attractions : parc floral, dégustation, petit train pour faire le tour de la propriété et voir les champs de cannes à sucre…

Organiser son voyage en Guadeloupe

Vous voulez partir en Guadeloupe mais vous vous posez pas mal de questions avant le grand jour. Que faut-il prévoir avant d’y aller ? Quelle est la meilleure saison ?  Quelles affaires prendre avec soi ? Voici les réponses à ces questions…

Quand se rendre en Guadeloupe ?

Il fait chaud en Guadeloupe, peu importe les périodes de l’année. Le climat est tropical mais il est toutefois atténué par les alizés. Il y a deux saisons en Guadeloupe : la saison des pluies qui va de juillet à décembre et la saison sèche qui va de janvier à juin. De mai à novembre, c’est la saison des cyclones. Niveau météo, il est donc préférable d’y aller de janvier à mai. Enfin, il faut noter que même s’ils sont peu fréquents, l’île est exposée à certains risques naturels comme les tsunamis, les tremblements de terre et les éruptions volcaniques.

Quelles sont les affaires à emporter avec soi en Guadeloupe ?

Quand vous préparez votre valise pour la Guadeloupe, pensez à prendre :

  • De la crème solaire, un chapeau et des lunettes de soleil ;
  • Des chaussures de randonnées pour se rendre par exemple à l’une des nombreuses cascades de Basse-Terre ;
  • Un k-way, surtout si vous voulez faire l’ascension du volcan de la Soufrière ;
  • Des médicaments contre le mal de mer si vous y êtes sujet en cas d’excursion sur une des îles de l’archipel : la Désirade, les Saintes, Marie-Galante… ;
  • Du répulsif contre les moustiques ;
  • Un masque et un tuba pour faire du snorkelling à la réserve Cousteau sur Basse-Terre par exemple.

Que faut-il prévoir avant de se rendre en Guadeloupe ?

La Guadeloupe est une île française. Il n’y a donc pas besoin d’avoir un passeport pour s’y rendre et la carte d’identité suffit. 

Pour se déplacer sur place dans l’île, il est nécessaire de louer une voiture. Il faut aussi bien prévoir son programme : certains sites et musées sont fermés en fonction des heures, des jours et des mois de l’année.

Enfin, mieux vaut prévoir un hébergement central afin de pouvoir se rendre rapidement d’un endroit à un autre sur l’île. Il est aussi possible de changer d’hébergement au cours de son voyage pour être plus proche des sites (un hébergement sur Grande-Terre puis sur Basse-Terre par exemple).

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