Thailande

Visiter la province de Kanchanaburi en Thaïlande

Bien souvent, la province de Kanchanaburi est délaissée par les visiteurs qui n’ont que peu de temps à passer en Thaïlande et qui préfèrent aller directement de Bangkok à Chiang Mai, dans le nord du pays. Et pourtant, c’est un endroit qui ne manque pas de charme, tout d’abord avec ses hôtels flottants sur lesquels on accède par bateau. C’est aussi ici que se trouve la rivière Kwai et son fameux pont immortalisé dans le film Le Pont de la rivière Kwai de 1957. Toute la région a été marquée par la Seconde Guerre mondiale et on pourra aussi y visiter Hellfire Pass et son musée à la mémoire des prisonniers alliés et des travailleurs asiatiques, morts dans la construction d’une ligne de chemin de fer reliant la Thaïlande à la Birmanie. Enfin, visiter la province de Kanchanaburi, c’est aussi découvrir le sublime parc naturel d’Erawan.

La rivière Kwai

La rivière Kwai, et son fameux pont rendu célèbre par le livre de Pierre Boule puis par le film qu’il a inspiré, se trouvent à près de 200 kilomètres à l’ouest de Bangkok.

Le pont a été construit par les prisonniers thaïlandais en 1942 sur ordre des Japonais puis partiellement détruit en 1945. Ces derniers avaient pour ambition de construire une voie ferrée à travers la Thaïlande pour rejoindre la Birmanie, leur permettant ainsi de contourner les voies maritimes.

Pas moins de 100 000 travailleurs asiatiques et 30 000 prisonniers occidentaux furent réquisitionnés à la tâche. Nombre d’entre eux trouvèrent la mort dans cette lourde tâche, combinée aux bombardements, aux maladies et aux mauvais traitements.

La traversée du pont, reconstitution à l’identique du pont de l’époque, se fait aujourd’hui à pied ou avec le petit train touristique. 

Hell fire pass

Hell fire pass est malheureusement connu pour être la section la plus meurtrière de la ligne de train de fer que les Japonais voulaient construire pendant la Seconde Guerre mondiale, reliant la Thaïlande à la Birmanie. Les conditions des prisonniers alliés et des travailleurs asiatiques, forcés à construire la ligne, étaient très dures : obligés à travailler entre 16 à 17 heures par jour sans manger, beaucoup sont morts de maladies (cholera, dysenterie), d’épuisement et de sous-nutrition.

Le nom de la section « Hellfire pass », tranchée de 17 mètres de profondeur sur 110 mètres, provient du bruit assourdissant du martèlement et du faible éclairage faisant penser aux feux de l’enfer.

Le site comporte un musée, construit grâce au financement du gouvernement australien, et un sentier de marche commémoratif. Il est possible de continuer le chemin pour s’enfoncer dans le bois. Située non loin de la frontière, la balade qui dure 3 heures permet d’apercevoir la Birmanie.

Le parc d’Erawan

Le parc d’Erawan, dont le nom fait référence à un éléphant blanc à trois têtes dans la mythologie hindoue, est connu pour sa cascade à sept niveaux. La randonnée permet d’admirer les niveaux successifs, où l’on découvrira alors à loisir des cascades et/ou des bassins. La baignade est autorisée et fait plus que du bien pour se rafraîchir après s’être dépensé. En prime : une fish pedicure gratuite avec des poissons qui viennent mordiller le bout des pieds des baigneurs.

Le parc est très fréquenté des Thaïlandais mais forcement, plus on monte, moins il y a de monde. Deux choses à noter : 

  • Le pique-nique est interdit : la nourriture doit être laissée à l’entrée du parc ;
  • Il est possible de se baigner tout habillé, comme le font les Thaïlandais, mais interdiction après de se promener en maillot de bain afin de ne pas heurter les mœurs.

Attention à la descente : par jour de pluie, la boue et les rochers rendent le terrain glissant. Et je sais de quoi je parle, je suis tombée et j’ai eu un gros bleu ! 

Les hôtels flottants de la rivière Kwai

On accède souvent aux hôtels flottants de la rivière Kwai par bateau (enfin je pense que c’est plus pour le folklore qu’autre chose car je crois qu’ils sont aussi accessibles par la terre). Sur place, en général, il n’y a pas d’électricité. Il faut donc prévoir de venir avec sa lampe de poche.

On a beaucoup aimé y séjourner et surtout de pouvoir profiter des joies de la rivière. Même si le courant est relativement fort, il est possible de sauter depuis une des terrasses avec un gilet de sauvetage et de revenir à la nage à contre-courant. Le soir, on peut voir un spectacle de danse traditionnelle et la nuit dans l’hôtel flottant est vraiment géniale. On est un peu perturbé aux premiers abords d’entendre l’eau couler sous le lit mais on s’y fait vite.

Le matin, au réveil, on a eu la chance de voir depuis notre fenêtre des cornacs venir laver leur éléphant. 

En prime, notre hôtel se trouvait à côté d’un village typique que l’on pouvait visiter. Un petit bémol quand même : on a un peu l’impression qu’il a été reconstitué à des fins touristiques, ou du moins qu’il a été construit pour loger le personnel travaillant dans les hôtels du coin, mais qu’il n’a rien de vraiment authentique.

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