Madagascar

Organiser son voyage à Madagascar

Madagascar, quel pays extraordinaire où j’ai eu la chance d’aller à deux reprises. Mais je suis toutefois loin d’avoir vu tout ce que le pays à offrir puisque mes deux séjours ont duré chacun 3 jours. Il faut dire qu’à l’époque j’étais en stage à Mayotte et que j’ai profité des rares jours de congés que j’avais pour explorer ce pays si fascinant et étranger. Dès la sortie de l’aéroport, un autre monde s’est ouvert à moi, inimaginable, à des années lumières de ce que j’avais vu jusqu’à présent. Des routes défoncées, des voitures venues d’un autre temps, des charrettes tirées par des animaux, je ne découvrais pas seulement un nouveau pays mais je voyageais aussi dans le temps. 

Madagascar, présentation

Madagascar, perdu dans l’océan Indien, est séparée des côtes africaines par le Canal du Mozambique. D’une superficie de 587 000 km2, sa population s’élève à 20 millions. Ses premiers habitants furent très vraisemblablement originaires d’Indonésie. L’île fut ensuite découverte par les Portugais en 1500, puis convoitée dès le XVIIème siècle par les Français en raison de sa position stratégique sur la route des Indes. Colonisé par la France à la fin du XIXème siècle, le pays ne devint indépendant qu’en 1960. Malgré ses ressources naturelles (pierres précieuses, charbon, sel…), Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde. L’agriculture représente 40% du PIB et le pays est un des premiers producteurs de vanille, de clou de girofle, de crevette et de riz (la consommation annuelle par habitant s’élève à 125 kilos). Le pays des lémuriens et des baobabs compte également une très forte population de zébus (12 millions sur l’île). Bon assez de blabla, passons aux choses sérieuses : visiter Madagascar !

Visiter Majunga et Tananarive

Antananarivo

J’ai commencé la découverte du pays par sa capitale, Antananarivo. Madagascar est un des pays les plus pauvres au monde, et c’est ce qui frappe quand on découvre sa capitale. Des enfants trainant dans les rues, nous suivant partout pour nous demander quelques pièces, pieds nus et dans des vêtements délabrés sont la facette la plus visible de cette situation. En découvrant la ville, en pénétrant dans les restaurants, les bars ou les boites de nuit, on découvre un autre aspect : la prostitution, et des filles très jeunes, trop jeunes, au bras de vazahas, ce mot malgache désignant les hommes, et les femmes, de race blanche d’origine européenne. La différence d’âge est notable, et ces jeunes filles pourraient facilement être les filles voire les petites filles de ces hommes aux cheveux grisonnants. 

Cela étant dit, et heureusement, Tana, ce n’est pas que ça. C’est aussi une ville vallonnée, construite sur les flancs de plusieurs collines, avec une partie haute et une partie basse. 

Dans la partie basse, quoi de mieux que de découvrir une culture si différente de la nôtre en faisant un tour dans un de ses nombreux marchés comme à celui de « la petite vitesse », à côté de la gare de Saorano. Fruits exotiques, plantes médicinales, insectes en bocaux, feuilles séchées et graines, c’est un des moins chers de la ville. Si vous cherchez à ramener un souvenir, c’est au marché des pavillons Analakely, véritable souk, qu’il faudra aller. C’est aussi dans la ville basse que se trouve le lac Anosy, dont ses rives se parent à l’Automne venu de jacarandas en fleur, lui donnant des reflets violacés. Enfin, pour se repérer, rendez-vous sur l’axe principale de Tana, l’avenue de l’indépendance, construite dans les années 1930. Elle abrite de nombreux cafés, restaurants et hôtels, anciens vestiges de l’époque coloniale. 

La ville haute comprend certains sites historiques comme le palais d’Ambohitsorohitra, palais présidentiel, ou le palais du 1erministre qui abrite aujourd’hui le musée d’Andafiavaratra. Malheureusement, le palais de la Reine, fut endommagé au cours d’un incendie et, est depuis, en travaux. 

Majunga

Autre ville, autre ambiance. Ici, à Majunga, pas l’ombre d’une quelconque mendicité. Il faut dire le pays a connu un fort exode rural et que Tana a vu un afflux massif de paysans, qui, faute de travail, et de logement, sont contraints de dormir dans des bidonvilles. 

A Majunga, on est à la campagne, et une grande partie de la ville est ouverte sur le littoral, permettant de vivre de la pêche, mais aussi du transit de marchandises. Une balade sur le port, où l’on découvrira le ballet constant de boutres, petits voiliers, déchargeant leurs marchandises avant repartir à vide, permettra de s’en apercevoir. Après cette balade, rendez-vous au Baobab de Majunga, au centre d’un rond-point. Avec sa circonférence de 20 mètres, et son âge présumé de plus de 700 ans, c’est le symbole de la ville. Ne manquez pas non plus le quartier du Mahabibo, où cathédrale et mosquée se côtoient, la pointe du caïman, et sa vue, ainsi que la vielle ville. Là encore, les marchés – de Bazar Be, de Tsaramandrosoou de Mahabibo – sont un moyen simple, ludique et authentique de découvrir la ville.

En dehors de Majunga, ne manquez pas le parc national d’Ankarafantsika, le cirque rouge, ou encore l’éco Parc Reniala, un refuge d’animaux en danger.

Quand visiter Madagascar ?

La meilleure période pour visiter Madagascar est de mai à septembre pendant la saison sèche. Pour profiter de la végétation verte et luxuriante, mieux vaut y aller juste après la saison des pluies c’est-à-dire en mai et en juin. Enfin, des cyclones peuvent toucher les côtes de janvier à avril, et il est donc déconseillé d’y aller à cette saison. Autre période à éviter : la saison des pluies qui va de novembre à mars et qui rend certaines routes et certaines pistes impraticables.

A noter également que le climat n’est pas le même dans tout le pays. A l’est et au nord, le climat est tropical/humide. Il est plus tempéré au centre dans les terres, plus sec à l’ouest et semi-aride au sud. 

Quel est le budget pour visiter Madagascar ?

Le budget pour visiter Madagascar varie fortement en fonction des désirs des visiteurs.

Si vous souhaitez visiter le pays en « local », il vous en coutera beaucoup moins que si vous voulez le visiter en mode « occidental ». Il faut ainsi compter :

  • 1 300€ pour un voyage de deux semaines en mode « local » : 800€ pour le billet d’avion et 500€ sur place (sans prendre de vols internes, en se déplaçant en train ou en taxi-brousse, en choisissant des logements corrects mais assez spartiates aux alentours de 20€ la nuit (pour une chambre double) et des repas au restaurant sans alcool et en mangeant des produits locaux pour 4€ le repas) ;
  • 2 000€ pour un voyage de deux semaines en mode « occidental » : 800€ pour le billet d’avion et 1 200€ sur place (en prenant un vol interne à 150€ le billet simple, 70€ la nuit d’hôtel avec télévision et climatisation (pour une chambre double), 70€ par jour pour la location d’un véhicule avec chauffeur et 10€ par repas au restaurant).

Quelles sont les démarches à réaliser pour visiter Madagascar ?

Aucun vaccin n’est obligatoire pour se rendre à Madagascar mais il faut toutefois être à jour, notamment pour la diphtérie-tétanos-poliomyélite et l’hépatite B. Certains vaccins complémentaires peuvent être faits pour les séjours prolongés, et en cas de contact avec la population (typhoïde, hépatite A, méningite à méningocoques, fièvre jaune). 

Il faudra aussi prendre des médicaments contre le paludisme. Attention, en fonction des pharmacies, les prix auxquels sont vendus le Malarone et son générique (traitement contre le paludisme) varient de 6 à 60€ pour une boite.

Enfin, d’autres conseils sanitaires doivent être respectés une fois sur place :

  • Utiliser l’eau en bouteille plutôt que du robinet ;
  • Se laver souvent les mains au savon ou avec une solution hydro alcoolique ;
  • Se protéger contre les piqures de moustique en s’aspergeant de répulsif, en utilisant une moustiquaire, en mettant des vêtements qui couvrent les jambes et les bras ;
  • Prendre quelques médicaments contre la diarrhée ;
  • Utiliser des préservatifs, l’île étant fortement touchée par le sida.

Comment visiter Madagascar ?

Sachez d’abord qu’on ne pourra pas visiter tout Madagascar en un séjour d’une ou deux semaines. Il faudra se limiter à une zone géographique. Plusieurs solutions existent pour visiter le pays : louer un véhicule (avec ou sans chauffeur) ou prendre les transports en commun (train, taxi-brousse). La deuxième solution permet d’être plus proche des habitants et de leurs modes de vie mais c’est aussi la plus chaotique 

Les lignes de chemin de fer ne desservent pas toutes les destinations et il faudra alors emprunter des taxis-brousses. Ne soyez pas non plus pressé : le train n’est pas très ponctuel.

Vous pouvez louer une voiture sans chauffeur mais quelques précautions sont toutefois à prendre :

  • Faites attention pendant la saison des pluies : certaines routes/pistes nécessitent de louer un 4×4 et de savoir conduire dans ces conditions ;
  • Ayez une bonne assurance qui vous couvre en cas d’accident ;
  • Évitez de conduire la nuit.

Quelques autres informations pratiques avant de visiter Madagascar

Les langues officielles de Madagascar sont le malgache et le français. Vous n’aurez donc pas de mal pour communiquer dans les grandes villes. La durée du vol entre Paris et Antananarivo, la capitale de Madagascar, est de 11h. La monnaie est l’Ariary malgache. 1€ = 3350AR.

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