Une semaine dans les Dolomites avec des enfants
Dernière mise à jour le 23 septembre 2026
Les Dolomites, j’étais plutôt mitigée à l’idée d’y aller. Les hordes de touristes sur les sites hyper photographiés, les influenceurs qui ne reculent devant rien pour la photo parfaite : tout ça m’avait refroidie. Pourtant, je voulais me faire ma propre idée de ces paysages dignes des plus belles cartes postales. En préparant notre road-trip d’un mois en Europe, entre la Suisse et la Slovénie, les Dolomites se sont imposées comme une étape incontournable.
Voici le récit de notre semaine sur place, avec nos meilleures adresses, nos ratés, et toutes les infos pratiques pour organiser votre propre séjour en famille.
Jour 1 : le Val di Funes
Village de Santa Maddalena
Nous avons commencé notre découverte des Dolomites par le point le plus au nord, puisque nous venions d’Innsbruck, en Autriche, et que nous étions avant dans l’Oberland Bernois en Suisse.
Au programme de cette première matinée : le Val di Funes et son village emblématique de Santa Maddalena (St. Magdalena).
Les routes dans le village sont réservées aux locaux, avec une barrière à l’entrée. Nous avons toutefois trouvé une place de parking assez facilement à l’entrée du village.
Une fois arrivés dans le village, les chemins de randonnée sont nombreux, et il n’est pas toujours facile de savoir lequel emprunter.
Nous n’avions pas assez préparé notre itinéraire, et nous nous sommes enfoncés directement dans le village. Ce fut notre première erreur : il aurait fallu au contraire s’en éloigner. Nous avons donc manqué la vue la plus célèbre du village, avec les pics acérés du parc national Puez-Odle en toile de fond.


Après notre balade dans Santa Maddalena, nous avons déjeuné dans l’un des restaurants du village. Grande surprise : les plats et les langues sur la carte étaient italiens mais aussi allemands. Nous rêvions d’arriver en Italie pour nous régaler de pâtes et de pizzas, mais l’ambiance était plutôt aux strudels et aux bretzels.
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L’église St Jean
Dernière étape du Val di Funes : l’église St Jean (Chiesetta di San Giovanni in Ranui). Pas de possibilité de se tromper cette fois-ci : nous avons directement indiqué l’adresse dans le GPS. Un parking permet de garer sa voiture à proximité de la plateforme d’observation.


Cette petite chapelle baroque, construite en 1744, se dresse seule au milieu d’un pré, avec le massif des Odle en toile de fond. Son clocher à bulbe et son toit rouge cinabre tranchent avec le vert des prairies et le gris de la roche.
La chapelle est un édifice privé. L’intérieur, orné d’un autel en bois marbré, ne se visite qu’en s’acquittant d’une petite contribution. Tout le pré autour est clôturé et nous avons choisi de ne pas nous approcher davantage, la vue derrière la barrière étant bien suffisante.
Infos pratiques
- Pour la vue emblématique : suivre à pied la rue Magdalenaweg vers le nord pendant environ 15 minutes, ou chercher « Santa Magdalena viewpoint » sur Google Maps.
- Accès en voiture : depuis l’autoroute A22 du Brenner, sortie Chiusa/Val di Funes ou Bressanone, puis suivre la route vers San Pietro et Santa Maddalena.
- Accès en transports en commun : ligne de bus 330, qui dessert la vallée jusqu’à Zannes.
- Stationnement à Santa Maddalena : plusieurs parkings payants se répartissent autour du village (Ranui, Putzen, Filler).
Jour 1 (suite et fin) : le lac de Carezza
Nous avons ensuite repris la route pour la dernière étape de la journée : le lac de Carezza (Karersee en allemand), à une heure de là.
Balade autour du lac
Incontournable des Dolomites, nous avons été surpris par la forte affluence, bien plus importante qu’à Santa Maddalena. Nous sommes pourtant arrivés en fin d’après-midi, au moment où le site commençait à se désemplir. En faisant le tour du lac, en 30 minutes, la foule était toutefois déjà beaucoup moins nombreuse.
Le lac de Carezza se niche à 1 534 mètres d’altitude dans le Tyrol du Sud. Ses eaux vert émeraude, qui changent de teinte selon les heures de la journée, reflètent les lignes escarpées du massif dolomitique. Ce spectacle lui vaut son surnom ladin de « Lec de Ergobando », le lac arc-en-ciel.
La légende raconte qu’un sorcier aurait tenté d’attirer une sirène en lui tendant un arc-en-ciel de pierres précieuses, avant de le briser de rage au fond du lac.



Nous avons ensuite repris la route vers Bolzano, où nous avons dormi pendant trois nuits.
Infos pratiques
- Accès en voiture : par la SS241 (Grande Route des Dolomites), à environ 30 minutes de Bolzano et 25 minutes de Vigo di Fassa ou Pozza di Fassa.
- Accès en transports en commun : lignes de bus südtirolmobil (notamment 180, 182, 184, 186) desservant Nova Levante / lac de Carezza, gratuites avec le South Tyrol Guest Pass ou le Val d’Ega Guest Pass.
- Parking : trois zones se répartissent le long de la route :
- Le P1, juste au bord du lac, est payant pour tous les véhicules
- Le P2 (Via Bellavista), à 5 minutes à pied par le sentier n°6 et le pont suspendu, est gratuit pour les voitures mais interdit aux camping-cars.
- Le P3 (Paolina), à 20 minutes à pied, est gratuit pour les voitures.
- Tour du lac : sentier circulaire de 20 à 30 minutes, accessible à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite. Accès direct aux rives interdit.
- Interdictions : baignade et patinage interdits.
- À proximité : pont suspendu (Ponte Sospeso), plateforme d’observation en bois avec vue sur le Latemar, domaine skiable de Carezza en hiver.
Jour 2 : Seceda, l’un des sommets les plus emblématiques des Dolomites
Pour ce deuxième jour dans les Dolomites, nous avons choisi un autre incontournable : Seceda ! Culminant à 2 519 mètres d’altitude, dans le massif des Odle, le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Il s’agit d’un plateau suspendu au-dessus du Val Gardena offrant une vue directe sur la crête déchiquetée des Odle-Geisler, l’un des panoramas les plus photographiés d’Italie.


Le site est réputé pour ses prairies fleuries au printemps et en été, sa croix sommitale, et ses couleurs dorées au lever et au coucher du soleil, un phénomène local appelé l’enrosadira.
Nous avons choisi de monter en téléphérique et de descendre à pied. La montée jusqu’au point de vue s’est d’ailleurs faite avec non pas un mais deux téléphériques. Le premier dans des cabines fermées, le second debout, avec une dernière montée à flanc de montagne assez abrupte.
L’arrivée est impressionnante, tant pour l’amoncellement de rochers qui constitue Seceda que pour sa vue à 360 degrés sur toute la région. Nous avons choisi de nous y balader librement avant d’entamer la descente.


La première partie de la redescente vers Ortisei, depuis la station du téléphérique, est à couper le souffle, avec une vue plongeante sur le village en contrebas. La seconde partie est un peu moins spectaculaire mais permet de voir un autre paysage puisqu’on s’enfonce dans une forêt de sapins.
Pour cette randonnée, il faut compter environ 9 à 10 km pour 4h de marche (avec des enfants et pause pique-nique) et un dénivelé négatif estimé d’environ 1 000 mètres. Le sentier passe par les refuges Rifugio Firenze et Rifugio Troier avant de redescendre en forêt vers Ortisei.
Infos pratiques
- Accès : téléphérique en deux tronçons depuis Ortisei (cabinovia Ortisei-Furnes puis funivia Furnes-Seceda), montée en environ 15 minutes. Alternative via le téléphérique de Santa Cristina jusqu’à Col Raiser.
- Altitude : départ à Ortisei (1 236 m), arrivée à Seceda (2 519 m).
- Tarifs officiels 2026 (Ortisei-Furnes + Furnes-Seceda) :
- Aller-retour 74 € par adulte, 37 € pour les 8-16 ans, gratuit pour les moins de 8 ans accompagnés.
- Aller simple : 49 € par adulte, 25 € pour les 8-16 ans. (Source : seceda.it)
- Réservation : conseillée en ligne en été, en raison de l’affluence.
- Horaires : téléphériques ouverts de 8h30 à 17h30 du 22 mai au 2 novembre 2026 (à reconfirmer selon la saison de votre visite).
- Stationnement : places limitées à Ortisei. Privilégier les transports en commun jusqu’à l’arrêt Piazza Sant’Antonio, puis 6 minutes à pied jusqu’à la station.
- Depuis le sommet : environ 10 minutes de marche jusqu’à la croix panoramique. Sentiers de crête accessibles aux randonneurs, avec les refuges Rifugio Troier et Rifugio Firenze à proximité.
D’autres idées de randonnées :
- Boucle courte du sommet : moins de 2 heures, sans difficulté technique, le long de la crête jusqu’aux tours de Pieralongia, retour au téléphérique.
- Seceda – Col Raiser : environ 7 km, 417 m de dénivelé positif, comptez 2h30. Une bonne option pour rejoindre ou quitter Seceda côté Santa Cristina.
- Ascension intégrale à pied depuis Ortisei, pour éviter le téléphérique à l’aller comme au retour.
Jour 3 : Alpe di Siusi
Une journée détente pour les enfants
Après notre randonnée de la veille, je n’avais pas vraiment envie de reprendre un téléphérique pour refaire une descente à pied, ni de débourser plusieurs dizaines d’euros pour un aller-retour. En cherchant sur différents sites, j’ai trouvé des randonnées pensées pour les enfants. Après dix jours à les entraîner sur des sentiers plus exigeants, je leur devais bien ça.
Nous avons choisi le sentier Oswald von Wolkenstein à l’Alpe di Siusi, dans le Parco Naturale Sciliar-Catinaccio. Ce parcours thématique familial nous a plongés dans l’univers médiéval du célèbre ménestrel tyrolien.
Le chemin traverse la forêt de Castelvecchio en montée douce, ponctué de quinze stations interactives. Nos enfants ont adoré chercher le petit dragon Sigi, caché à chaque étape.
Chaque station raconte un pan de la vie chevaleresque : les chevaliers, les dames de compagnie, les trésors gardés par les dragons, l’alimentation de l’époque.



Au bout du sentier, nous sommes arrivés aux ruines de Castel Salego. Il ne reste que peu de vestiges du château, mais on peut encore y entrer et s’y promener.
Bon, ce n’est pas la plus belle randonnée du séjour, mais c’était ce qu’il nous fallait pour souffler un peu.
Infos pratiques
- Localisation : Alpe di Siusi (Seiser Alm), Parco Naturale Sciliar-Catinaccio, Tyrol du Sud.
- Point de départ : parking de l’Alpe di Siusi / Siusi allo Sciliar, au pied de la cabinovia.
- Parcours : boucle en forêt de Castelvecchio, montée modérée, jusqu’aux ruines de Castel Salego (et Castelvecchio/Hauenstein à proximité selon les tracés).
- Durée : un peu plus d’une heure pour l’ensemble du parcours.
- Difficulté : facile, adapté aux familles avec jeunes enfants.
- Stations : 15 étapes interactives, rénovées en 2021, autour du personnage d’Oswald von Wolkenstein et du dragon Sigi.
- Ruines de Castel Salego : accès libre à l’intérieur des vestiges, peu de structure conservée mais visite ludique pour les enfants.
- À proximité : centre visiteurs du parc naturel à Siusi allo Sciliar, laghetto di Fiè pour prolonger la sortie.
Où dormir pour ces 3 premiers jours ?
Notre logement pour ces trois nuits se trouvait à Bolzano. C’est un peu loin des différents sites, et surtout, en pleine ville, on ne retrouve pas vraiment le charme des Dolomites. Il faut dire aussi que nous n’avons pas trouvé grand-chose d’autre dans notre budget. (656 € pour 2 adultes et 2 enfants, sur 3 nuits)
La ville profite en revanche de toute l’effervescence des villes italiennes : le soir venu, la foule descend dans la rue, les terrasses de restaurants se remplissent. Je ne mets pas ici le lien de l’hébergement, car il n’avait rien d’exceptionnel.
Jour 4 : Cinque Torri, puis direction Cortina d’Ampezzo
Changement de région et de logement : nous reprenons la voiture, direction Cortina d’Ampezzo. Plutôt que de suivre le GPS, qui nous faisait remonter pour contourner les sommets, nous prenons un chemin plus direct, à peine plus long en temps mais bien plus court en kilomètres.
Sur le chemin, nous traversons des stations mythiques des Dolomites comme Selva di Val Gardena. Nous prenons des virages serrés, doublons de nombreux cyclistes, franchissons des cols, avec à la clé des paysages à couper le souffle de chaque côté de la route.
Cinque Torri
Avant de récupérer les clés de notre logement, nous nous arrêtons aux Cinque Torri. Pour une fois, nous choisissons de prendre le téléphérique à l’aller et au retour.
Les Cinque Torri forment un ensemble spectaculaire de cinq tours, dressées entre 2 150 et 2 361 mètres d’altitude, près de Cortina d’Ampezzo. Chaque tour porte un nom : Torre Grande, Torre Seconda, Torre Latina, Torre Quarta et Torre Quinta. Leurs nuances de gris et d’ocre s’embrasent au coucher du soleil.
Au-delà de leur intérêt géologique, ces tours ont été le théâtre d’affrontements entre troupes italiennes et austro-hongroises pendant la Première Guerre mondiale. Le site abrite aujourd’hui un musée à ciel ouvert remarquablement préservé, avec tranchées, postes d’observation et abris creusés dans la roche, accessible librement grâce à des panneaux explicatifs.


Infos pratiques
- Localisation : province de Belluno, Vénétie, à environ 15 km de Cortina d’Ampezzo.
- Accès : télésiège des Cinque Torri depuis Bai de Dones, qui permet de limiter le dénivelé. Accès également possible à pied.
- Tarifs 2026 :
- Hors août :
- Aller simple 20,50 € adulte / 15 € 8-16 ans
- Aller-retour 27,50 € adulte / 18,50 € 8-16 ans.
- En août :
- Aller simple 22,50 € adulte / 16,50 € 8-16 ans
- Aller-retour 30 € adulte / 19,50 € 8-16 ans.
- Gratuit pour les moins de 8 ans accompagnés. -5 % en paiement par carte. (Source : 5torri.it)
- Hors août :
- Musée à ciel ouvert : tranchées et vestiges de la Première Guerre mondiale, en accès libre et gratuit, avec panneaux explicatifs bilingues.
- Randonnées : plusieurs itinéraires selon le niveau, de 1h10 à plus de 5h. Un circuit classique passe par le lac des Limides et le Rifugio Averau ; un autre mène au Rifugio Nuvolau, perché à 2 575 m.
- Refuges à proximité : Rifugio Cinque Torri, Rifugio Averau, Rifugio Nuvolau.
- Autres sites de la Grande Guerre à proximité (moins de 5 km) : Lagazuoi, Sasso di Stria, Forte Tre Sassi.
Jour 5 : Lago di Landro et Lago di Braies, une journée au bord de l’eau
Nous avons choisi une journée plus tranquille, avec un départ en début d’après-midi, pour une première pause au Lago di Landro. Il s’agit d’un lac situé au bord de la route, avec un vaste parking. Pour la première fois du road-trip, quel plaisir de sortir les affaires de plage et de se poser un moment !
Lago di Landro
Le Lago di Landro, appelé Dürrensee en allemand, est un petit lac alpin niché à environ 1 400 mètres d’altitude dans le Val di Landro, entre Dobbiaco et Cortina d’Ampezzo.
Situé au cœur du Parco Naturale Tre Cime, ses eaux turquoise et peu profondes se réchauffent rapidement en été. Elles sont encadrées par le massif du Cristallo, avec une vue dégagée sur les Tre Cime di Lavaredo par temps clair.
Moins fréquenté que ses voisins plus célèbres, ce lac garde un caractère discret malgré son accès facile, juste au bord de la route.


Infos pratiques – Lago di Landro
- Localisation : Val di Landro, entre Dobbiaco (Val Pusteria) et Cortina d’Ampezzo, Parco Naturale Tre Cime.
- Accès : en voiture, directement depuis la route reliant Dobbiaco à Cortina. À vélo, environ 7 km depuis Dobbiaco par la piste cyclable aménagée sur l’ancienne voie ferrée Dobbiaco-Cortina.
- Parking : places gratuites le long de la route, juste à côté du lac.
- Activités : tour du lac à pied, baignade possible en été, plage de galets sur la rive nord.
- Randonnées à proximité : Monte Piana (2 324 m), ancien front de la Grande Guerre transformé en musée à ciel ouvert ; Rifugio Antonio Locatelli (2 405 m).

Lago di Braies
Nous sommes ensuite repartis pour le Lago di Braies.
Surnommé la « perle des Dolomites », le Lago di Braies (Pragser Wildsee en allemand) est l’un des lacs les plus photographiés d’Italie.
Niché à environ 1 496 mètres d’altitude dans le parc naturel Fanes-Sennes-Braies, il s’étend sur 31 hectares et atteint 36 mètres de profondeur. Ses eaux vert émeraude reflètent la paroi verticale de la Croda del Becco, et son emblématique hangar à bateaux en bois en fait un lieu iconique, popularisé par la série télévisée italienne Un passo dal cielo.
Selon la légende ladine, le lac serait une porte d’accès au royaume souterrain du peuple des Fanes.


Nous avons choisi d’y pique-niquer en fin de journée. En arrivant en fin d’après-midi, le site commençait déjà à se désemplir. Nous en avons fait le tour, 3,5 km, sans grand monde. Nous sommes revenus au point de départ au moment où le soleil commençait à se coucher.
Infos pratiques – Lago di Braies
- Localisation : Val di Braies, Tyrol du Sud, dans le parc naturel Fanes-Sennes-Braies.
- En haute saison (1er juillet – 15 septembre), l’accès en voiture est limité. Deux options :
- Réserver une place de parking en ligne à l’avance, en indiquant sa plaque d’immatriculation
- Ne pas prendre sa voiture jusqu’au lac, et emprunter à la place la navette (bus 442 depuis Dobbiaco ou Villabassa, réservation en ligne sur prags.bz, ou bus saisonnier 439 depuis Monguelfo).
- En dehors de cette période (jusqu’au 30 juin, puis à partir du 16 septembre), l’accès redevient libre, sans réservation. Le Südtirol Alto Adige Guest Pass et les mobilcards suffisent alors pour circuler.
- Tour du lac : boucle de 3,5 à 4 km, environ 1h à 1h30, majoritairement plate.
- Balade en barque : barques à rames en bois, disponibles de juin à fin septembre, tous les jours de 10h à 17h. Comptez environ 18 € la demi-heure et 28 € l’heure, à reconfirmer sur place. L’attente peut aussi dépasser une heure en haute saison.
- Embarcations privées : kayaks et paddles interdits, pour préserver l’environnement.
- Randonnée : point de départ officiel de l’Alta Via 1, itinéraire de grande randonnée de 120 km vers Belluno.



Dernier jour : randonnée tranquille près de Cortina d’Ampezzo
Tre Cime di Lavaredo
Nous avions d’abord prévu de consacrer une journée aux Tre Cime di Lavaredo, mais nous avons changé d’avis : nos enfants étaient encore petits, et la randonnée nous semblait trop exigeante pour eux à ce stade du voyage.
Les Tre Cime di Lavaredo, ou Drei Zinnen en allemand, forment l’un des symboles les plus reconnaissables des Dolomites. Le site est constitué de 3 sommets calcaires, la Cima Grande (2 999 m), la Cima Ovest (2 973 m) et la Cima Piccola (2 857 m). Leurs parois verticales, hautes de plus de 400 mètres, offrent un spectacle saisissant, surtout depuis le refuge Locatelli où se trouve la vue la plus célèbre du massif.
🗒 Informations à noter si vous souhaitez vous y rendre : pour y accéder en voiture, la réservation en ligne est obligatoire sur le portail officiel de la Municipalité d’Auronzo di Cadore.
Tarif 2026 : 40 € par voiture (12h de stationnement inclus), 26 € en moto, 60 € en camping-car. La route ouvre généralement de fin mai à fin octobre, selon l’enneigement. Il est sinon possible de s’y rendre avec le Dolomitibus sur la ligne Misurina–Rifugio Auronzo.
Nous avions repéré une randonnée reliant le lago di Pianozes au lago d’Ajal, mais nous n’avons finalement fait que le lago d’Ajal. Je ne vous la conseille pas vraiment : le lac est mignon, et certains tronçons offrent une belle vue sur Cortina d’Ampezzo, mais cette randonnée n’était vraiment pas du même niveau que celles que nous avions faites jusque-là.


Cortina d’Ampezzo
Nous en avons également profité pour nous balader à Cortina d’Ampezzo, la « reine des Dolomites ». Nichée à environ 1 224 mètres d’altitude, dans la province de Belluno, elle a longtemps été un simple village d’éleveurs et de bûcherons. Elle doit son essor touristique à la noblesse austro-hongroise, venue y découvrir la randonnée dès le 18ᵉ siècle.
La ville a accueilli les Jeux olympiques d’hiver en 1956, et de nouveau en février 2026, aux côtés de Milan. Ce passé sportif se ressent encore aujourd’hui, entre pistes de ski réputées et via ferrata bien équipées.
En s’y promenant, on comprend vite le surnom de « Courchevel italien » : boutiques de luxe, terrasses chics, ambiance mondaine. Un vrai contraste avec le calme des sentiers alentour. Cortina reste malgré tout un excellent point de départ pour explorer les Cinque Torri, le lago di Sorapis ou les Tre Cime di Lavaredo.


Lago di Sorapis
Nous n’avons pas non plus fait l’autre incontournable des Dolomites : le Lago di Sorapis. Nous avons également estimé qu’il n’était pas accessible avec les enfants qui étaient encore petits. D’autant plus que Jade ne marchait pas encore suffisamment bien et qu’il aurait fallu la porter une grande partie du trajet. D’après nos recherches, nous avions également vu que le sentier qui y mène était assez technique par endroits, avec des passages équipés de mains courantes en bord de falaise.
Informations pratiques
Où dormir dans les Dolomites ?
Il est essentiel de prévoir plusieurs points de chute dans les Dolomites : la région est vaste, et un seul logement ne suffit pas à tout explorer sans trop de route. Nous avons choisi de la couvrir en deux temps : trois nuits à Bolzano, comme mentionné précédemment, puis trois nuits à Cortina d’Ampezzo.
Notre hébergement à Cortina d’Ampezzo était plutôt sympa, dans un chalet, avec une vue magnifique sur la ville. Voici le lien sur Airbnb : https://www.airbnb.fr/rooms/26154366
Quel budget prévoir ?
- Restaurants et courses : 200 €
- Parking et essence : 100 €
- Téléphériques : 150 €
- Hébergement Bolzano (3 nuits) : 656 € + taxe de séjour 5 €
- Hébergement Cortina d’Ampezzo (3 nuits) : 620 € + taxe de séjour 12 €
Total = 1 743 €
Quand visiter les Dolomites ?
Nous y sommes allés en août, pendant les congés scolaires. En rédigeant cet article, j’ai eu envie de dire que ce n’était pas la meilleure période. Depuis, j’ai vu des photos des Dolomites en automne, et le paysage semblait encore plus beau.
En été, on évite la chaleur des canicules, mais on doit composer avec plus de monde et des prix plus élevés. J’ai aussi l’impression que, depuis notre passage, les Dolomites subissent chaque année un peu plus les effets du tourisme de masse.


