Créer un blog de voyage

Les règles pour gagner de l’argent avec son blog de voyage

Quand on gagne de l’argent ou que l’on souhaite gagner de l’argent avec son site de voyage, il faut respecter des règles administratives, comptables et juridiques. Il faut tout d’abord créer une structure juridique (l’idéal pour commencer est d’être auto-entrepreneur). Il faut ensuite faire des factures, déclarer ses revenus et payer des charges sociales ainsi que des impôts sur ce que l’on a gagné.

Première étape : créer une structure juridique

Dès que l’on commence à avoir des revenus avec son blog de voyage, il faut créer une structure juridique. En fonction de ce que vous voulez faire, vous aurez le choix entre différentes formes juridiques : auto-entrepreneur, entreprise individuelle, EIRL, EURL, SARL…

Devenir auto-entrepreneur

 L’idéal est, dans un premier temps, de devenir auto-entrepreneur car c’est la forme la plus facile à créer. Même si elle est limitée au niveau du chiffre d’affaires (70 000€ pour un blog de voyage)*, les formalités de fonctionnement y sont assez simples. La création se fait rapidement et simplement : pas besoin de sortir de chez soi, il suffit de se connecter à Internet et de procéder aux formalités de création en ligne.

Toutefois, outre le seuil de 70 000€, l’auto-entreprise peut vite se retrouver limitée si l’on souhaite créer et gérer le blog de voyage à plusieurs. C’est souvent le cas pour les blogs de voyage en couple. L’auto-entreprise ne permettant pas de s’associer, il faut se tourner vers une SARL (société à responsabilité limitée) ou une SAS (société à actions simplifiée).

A noter qu’une fois le seuil de 70 000€ atteint, l’auto-entreprise se transforme automatiquement en entreprise individuelle.

Autre inconvénient de l’auto-entreprise : le résultat est calculé de façon forfaitaire en déduisant un pourcentage du chiffre d’affaires. Il n’est donc pas possible de déduire les charges réelles de l’auto-entreprise.

* Depuis le 1er janvier 2018, le seuil pour bénéficier du statut est passé de 32 900€ à 70 000€ mais le seuil de facturation de la TVA reste identique. 

Créer une SARL/EURL ou une SAS/SASU

Dans le cas des SARL et des SAS, les démarches de création seront un peu plus compliquées puisqu’il faudra déposer un dossier au centre de formalité des entreprises. Il comprendra entre autres les statuts de la société, l’attestation de dépôt de capital (il faut ouvrir un compte en banque et y déposer le capital), l’attestation de publication de l’avis de constitution dans un journal d’annonces légales, l’imprimé M0…

A l’inverse de l’auto-entreprise, ces types de sociétés permettent de s’associer et de déduire les charges réelles.

Faire des factures dès que l’on gagne de l’argent

Pour toutes les prestations, il est nécessaire de réaliser une facture. Elle devra compter un certain nombre de mentions obligatoires (n° de facture, date d’émission, identité du client ainsi que la vôtre, prix unitaire HT, dénomination de la prestation…).

Si la société est soumise à TVA, il faudra indiquer le montant et le taux ainsi que le montant HT et le montant TTC. Rassurez-vous ! si vous choisissez d’être auto-entrepreneur, la TVA ne s’appliquera pas et il faudra alors indiquer « TVA non applicable en application de l’article 293 B du CGI ».

Déclarer ses revenus

Une fois les formalités de création effectuées, il faudra déclarer ses revenus et payer des cotisations sociales ainsi que de l’impôt sur le revenu.

Les déclarations et les impôts à payer dépendent de la forme juridique choisie. Encore une fois, en auto-entreprise, les démarches seront assez simples : il faudra déclarer sur internet son chiffre d’affaires mensuel ou trimestriel. Les charges sociales et l’impôt seront ensuite calculés automatiquement sur le chiffre d’affaires déclaré.

Si vous n’avez pas de chiffre d’affaires, vous ne payez pas de charges (excepté la CET – cotisation économique territoriale – sorte de taxe d’habitation pour les professionnels, mais il est possible de bénéficier d’exonérations).

A noter qu’il existe deux modes de calcul et de paiement différents pour l’impôt sur le revenu en auto-entreprise : 

  • Option pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu. L’impôt est alors payé mensuellement ou trimestriellement en même temps que les charges sociales. Il n’est toutefois possible de souscrire à cette option que si le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 26 818€ pour une personne seule ;
  • Sans option pour le prélèvement libératoire, les revenus du blog de voyage sont intégrés à l’ensemble des revenus du foyer fiscal auquel s’applique le barème progressif de l’impôt. Si le foyer fiscal n’est pas imposé, mieux vaut donc ne pas choisir le prélèvement libératoire.

Pour en savoir plus sur le statut d’auto-entrepreneur, je vous conseille de lire ce dossier qui explique tout sur la création et le fonctionnement de ce statut.

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