Une semaine en forêt noire


On aime bien généralement profiter des ponts de mai pour partir en voyage. Cette année, on a donc décidé de visiter la Forêt-Noire. Pourquoi cette destination ? parce qu’on voulait déjà aller voir notre famille : ma grand-mère qui habite dans les Ardennes et ma belle-sœur qui habite au Luxembourg. On cherchait donc un endroit pas très loin et notre choix s’est tourné vers cette partie de l’Allemagne. Nous y sommes allés du dimanche au samedi, soit 7 jours.

Bon alors clairement disons-le en préambule : mai ce n’était pas la bonne période pour y aller, tout du moins équipé comme on l’était ! L’année dernière, à la même période on était allé en Alsace, donc juste en face mais côté français, et on avait eu hyper chaud ! Il faisait aux alentours de 30°. Cette année, en Forêt-Noire, on était plus aux alentours de 10°, avec même de la neige à certains endroits et des températures négatives la nuit. Je voyais les gens se promener en doudoune, bonnets et gants alors que nous on avait à peine un manteau chaud ! Mais assez parlé de la pluie et du beau temps, je vous raconte ce que nous avons fait durant notre séjour, ce que nous avons beaucoup aimé, ce que nous avons préféré et ce qui nous a un peu déçu…

Baden Baden

Une semaine en forêt-Noire : Baden-Baden et la route des crêtes

On a commencé notre séjour par Baden-Baden. On s’y est promené quelques heures mais je pense sincèrement qu’on aurait pu y rester plus longtemps et même y dormir pour s’imprégner de l’ambiance ville thermale du XIXème siècle. C’est d’ailleurs ce qui donne ce charme fou à la ville. S’y promener s’est remonter dans le temps, il y a quelques 150 ans en arrière.

On a commencé notre visite par une balade le long de la Lichtentaler Allee. A quelques minutes du centre, il s’agit d’une allée dans un agréable petit parc longeant un ruisseau, le tout agrémenté de ponts et bordé d’hôtels et de demeures au charme fou (où j’aurais adoré passer une nuit). On y croise des joggeurs, des cyclistes, des promeneurs et même un petit train touristique. C’est dans ce parc que se trouve le musée Frieder Burda, un musée d’art moderne assez connu à Baden-Baden. La balade fait en tout 2 km et demi. On est ensuite revenu sur nos pas pour se promener dans le centre-ville et découvrir des bâtiments plus jolis les uns que les autres : les thermes, le casino, la cathédrale, le Trinkhalle (chapelle gréco-romane)…

Même si j’adore prendre des photos de fleurs, on a fait l’impasse sur la roseraie de Baden-Baden, dont on avait entendu parler mais qui était un peu excentré du centre. On avait aussi surtout peur d’y aller pour ne voir aucune rose en fleur étant donné le temps que l’on avait.

N’ayant pas du tout prévu le coup, et surtout étant enceinte de 5 mois, nous n’avons pas profité des joies des thermes de la ville même si certains spas doivent clairement valoir le détour J

Baden Baden
Route des crêtes

1ere étape de notre semaine en forêt-noire : Freudenstadt

Après Baden-Baden, nous avons pris la route pour notre premier lieu de villégiature en Forêt-Noire : Freudenstadt. On avait choisi un logement à une dizaine de minutes de là. On a été un peu déçu par la visite de la ville : il n’y a clairement pas grand-chose à faire à Freudenstadt même. On s’y est promené dimanche après-midi mais on a vite fait le tour. Même si la place principale est assez jolie, en raison de sa taille imposante et des monuments qui la bordent, tout était fermé. D’ailleurs, on a pas mal galéré à trouver un endroit ouvert pour manger. On s’est ainsi réfugié dans une station-service aux allures de restaurant rétro américain le dimanche midi et au Mac Donald le soir. Et question gastronomie, je n’adhère pas du tout à la nourriture allemande. Même les hamburgers de Mac Donald étaient trop gras !

Visite du château de Hohenzollern en forêt-noire

On a passé notre deuxième journée à visiter le château de Hohenzollern. Il s’agit d’un très beau château reconstruit au XIXème siècle où se tient chaque année un magnifique marché de noël.

Il faut compter au moins une heure de route depuis Freudenstadt pour y arriver. Ce qu’il y a de plus beau avec le château c’est qu’il domine toute la vallée et qu’on peut le voir d’assez loin. Sur place, il faut garer sa voiture sur le parking (il est payant mais on a vu en partant qu’il y en avait un gratuit pas très loin). Ensuite, ça grimpe fort pour y accéder mais on peut prendre une navette payante. On a préféré les marches pour se mettre en jambe. Arrivé au château, la vue sur la région est assez impressionnante.

Il y a deux tarifs pour visiter le château : on peut faire le tour du château et voir le bâtiment de l’extérieur avec les tickets catégorie 1 pour 7€ par personne. Les tickets catégorie 2 comprennent également la visite de l’intérieur. Ils coûtent 12€ par personne. On peut y voir les pièces de réception et d'habitations décorées avec des objets d'art retraçant l'histoire de cette région ainsi que la couronne royale de Prusse. Autres pièces à découvrir : les casemates et la chapelle.

On avait choisi les billets catégorie 2 mais on a été un peu déçu car la visite du château était exclusivement en allemand. On avait un fascicule pour suivre la visite en français, mais j’avoue avoir assez de mal à me concentrer pour lire quand quelqu’un parle à côté de moi. Dommage aussi, les photos sont interdites à l’intérieur.

château de Hohenzollern

Découverte du village de Bad Wilbad et du sentier des cimes

On a ensuite repris la voiture pour rejoindre la ville de Bad Wilbad.

On avait surtout envie d’y aller pour faire le sentier des cimes. C’était plutôt sympa car on a pu faire une ballade au niveau de la cime des sapins, hêtres et épicéas, à 20 mètres du sol à certains endroits. Sur le chemin, il y a des petits parcours à obstacle à emprunter pour ceux qui n’ont pas le vertige (ce qui n’est pas mon cas) ainsi que différentes stations d’apprentissage sur la faune et la flore de la Forêt-Noire. On peut même rencontrer des écureuils, ce qui a fait la joie d’Eliott.

Le clou de la visite est la tour panoramique de 40 mètres de haut offrant une vue à couper le souffle sur la région. Enfin, à couper le souffle car ayant le vertige je n’ai pas pu monter jusqu’au dernier niveau et je me suis contentée de l’avant dernier où la vue était déjà très belle J. La descente peut se faire avec le toboggan. Il est censé être ouvert du 6 avril au 3 novembre mais était fermé ce jour-là soi-disant à cause des conditions météo. On n’a pas trop compris pourquoi étant donné qu’elles n’avaient rien d’extraordinaire. J’avoue ne pas avoir été particulièrement déçue car je n’aurais de toute façon pas pu le faire (j’étais enceinte de quelques mois) et Eliott non plus (seuls les enfants de plus de 6 ans peuvent y accéder).

Le billet d’entrée est un peu cher pour 30 minutes de marche : 10€ par personne, gratuit pour les moins de 6 ans, et le toboggan est en plus payant (2€), ainsi que le parking ! Petit point positif : il est tout à fait possible de faire tout le trajet avec une poussette. 

Pas loin de là il y a également une skyline mais comme j’ai le vertige on n’a pas voulu le faire.

On s’est ensuite promené une petite heure dans la ville, assez charmante avec le petit ruisseau qui la longe. Ici aussi, les thermes et les spas sont la spécialité de la ville. 

Promenade aux cascades de Sasbachwalden

Le lendemain, nous nous sommes baladés dans le village vinicole de Sasbachwalden qui possède une très belle cascade. C’était clairement notre coup de cœur du séjour…Déjà parce qu’il faisait beau ce jour-là et parce que la balade le long des cascades était vraiment belle…

Nous avons commencé la promenade à l’office de tourisme pour faire une boucle passant par les vignes puis les cascades et redescendant ensuite encore par les vignes et le village. Sur le chemin on est aussi passé à côté d’un élevage de cerfs (ou de daims, j’ai un peu du mal à savoir qui est quoi…) pour le plus grand plaisir d’Eliott (il les avait vu en photo sur le plan récupéré à l’office de tourisme et nous en a parlé tout le long du parcours).

Il est sinon possible de se garer directement au niveau de la cascade. La balade dure environ 2 heures mais on s’est beaucoup attardé pour prendre des photos. On pensait pouvoir manger sur le trajet (arrivé en haut de la cascade, il y a un hameau avec quelques restaurants) mais en basse saison tout était fermé. 

Seconde étape de notre semaine en forêt-noire : Neustadt Titisee

On avait repéré plusieurs coins sympas avec des lacs, des cascades et des randonnées à faire depuis le deuxième lieu de villégiature, vers Neustadt Titissee. Finalement, en raison de la pluie, on n’a pas fait grand-chose de ce qu’on avait prévu. 

Schlitach

Sur la route entre Freudensteit et Neustadt Titisee, on a fait une première halte au village de Schlitach. Même sous la pluie, ça reste mon deuxième coup de cœur du voyage. Le village est hyper mignon, un peu comme ceux qu’on avait vu en Alsace l’année dernière, avec les maisons à pans de bois.

Cascades de Triberg

Deuxième arrêt sur la route : les cascades de Triberg. Ça aurait pu être un coup de cœur si la pluie n’était pas au rendez-vous ! Résultat des courses, on s’y est arrêté brièvement alors qu’on aurait pu faire une belle randonnée pour apercevoir tous les niveaux de la cascade.

Autre bémol : la cascade était payante ! J’ai trouvé ça complètement dingue ! Il y avait une petite guitoune pour acheter des tickets pour accéder à la cascade qui se trouvait 15 mètres plus bas ! Alors je sais que certains sites naturels dans d’autres pays sont aussi payants, comme en Croatie, ou en Thaïlande aux cascades d’Erawan et je peux comprendre que devant l’afflux de touristes à certaines périodes de l’année ce soit normal de faire payer pour entretenir le site mais là j’ai été plutôt choquée car il n’y avait pas grand-chose à entretenir, et pas beaucoup de touristes ! En plus, on était allé peu de temps avant dans le Jura aux cascades du Hérisson, dont l’accès est gratuit, et qui demande quand même beaucoup plus d’entretien !

Coucou de Snotach

Juste à côté des cascades se trouve le coucou de Snotach, le plus grand coucou au monde ! C’est d’ailleurs un coucou maison ! A l’intérieur, on peut voir le mécanisme du coucou et repartir avec le sien, en version réduite ! On a un peu fait nos boulets sur le coup puisqu’on est arrivé à 14h05 et qu’on a loupé la sonnerie à 5 minutes près (et très clairement on n’avait pas envie d’attendre 55 minutes pour le voir fonctionner de nouveau).

Après toutes ces étapes, on est arrivé tranquillement, et toujours sous la pluie, à notre second logement du séjour, à Neustadt Titisee. 

Coucou de Snotach

Les lacs de Titisee et Schluchsee

On avait repéré deux lacs sympas pour faire des balades : le lac de Titisee et le lac de Scluchsee. Etant donné la météo chaotique, on n’a pas vu grand-chose du lac de Titisee et on s’est contenté d’un arrêt photo de 10 minutes et d’un bref tour en voiture. D’ailleurs, je ne pense pas qu’il soit possible de faire tout le tour du lac à pieds. L’après-midi, on s’est réfugié au Badeparadies Schwarzwald, un grand parc aquatique avec différents espaces : un espace détente, un espace un peu plus dynamique avec toboggans et un espace réservé aux adultes (que l’on n’a pas fait !). Vincent s’est éclaté à tester tous les toboggans et Eliott, qui est assez peureux, a trouvé son bonheur dans la pataugeoire, même si sur la fin de l’escapade il a essayé tout seul quelques petits toboggans pour enfants.

Le lendemain, nous nous sommes promenés autour du lac de Schluchsee. Pour le coup, il est possible de faire le tour du lac mais il est assez long et le mieux est de le faire à vélo. Nous nous sommes contentés d’une petite ballade car notre mini randonneur s’arrêtait assez souvent pour ramasser des cailloux et des bouts de bois. Sa mère n’était pas en reste puisqu’elle s’arrêtait constamment pour prendre des photos. En fait, il n’y avait que le père qui marchait à bonne allure !

Schlusee
Schlusee

Fribourg en Brisgau

Alors il existe deux Fribourg : un en Allemagne, l’autre en Suisse. Le Fribourg allemand s’appelle Fribourg en Brisgau, et le Fribourg Suisse, Fribourg tout court. Avant de visiter la ville, nous nous sommes arrêtés aux cascades de Todtnauer. Elles sont aussi censées être payantes mais il n’y a personne à l’entrée pour faire payer. Il est possible de faire des randonnées depuis le haut des cascades mais nous nous sommes contentés d’une petite balade.

Nous avons ensuite pris la route de Fribourg en Brisgau, une jolie ville aux allures de Prague. Et si on se demandait où étaient les touristes en Forêt-Noire on a eu la réponse : ils sont ici ! On a commencé la découverte par la place de la Cathédrale, où se trouve une maison assez particulière : la maison historique des marchands, un édifice couleur brique richement décoré, pour poursuivre par les petites ruelles de la ville. Notre gros coup de cœur a été pour la rue des artisans, la Konviktstrasse, avec ses maisons médiévales et sa glycine en fleur. A ne pas manquer non plus : la Klein Venedig, la petite Venise.

Une semaine en forêt-noire : questions pratiques

Hébergement

On avait choisi deux hébergements en Forêt-Noire : un au nord, pas loin de Freudensteit, et un au sud, vers le lac Titisee, de façon à pouvoir rayonner plus facilement. Je ne regrette pas du tout ces choix car nous avions assez peu de trajets tous les jours (le maximum étant pour aller au château de Hohenzollern où nous avons mis une heure de voiture). Les logements étaient des appartements réservés sur Airbnb sans réel charme donc je ne mets pas de lien ici. 

Budget

On avait réservé des hébergements sur Airbnb assez spacieux pour nous 3 pour une quarantaine d’euros la nuit donc très raisonnable. A noter toutefois que la taxe de séjour est assez chère, comparée à la France où elle s’élève généralement à moins d’un euro par personne et par nuit..Là, il fallait payer plusieurs euros par personne. Toutefois, en échange, on a droit à des réductions sur les différentes activités et à la gratuité de certains transports en commun, encore faut-il toutefois que l’hébergeur vous remette la carte qui y donne droit.

En ce qui concerne les trajets, nous avions pris notre voiture et le prix de l’essence est approximativement identique à la France. Nous avons très peu mangé au restaurant car nous n’aimions pas du tout la nourriture allemande, beaucoup trop grasse et trop riche. Nous allions donc faire nos courses au supermarché pour cuisiner chez nous. Il faut savoir que l’Allemagne c’est un peu le paradis du hard discount et qu’il y a des Aldi partout. Si vous y êtes déjà allé en France vous ne serez pas dépaysé : on y trouve les mêmes produits, aux mêmes emplacements, et ça m’a clairement fait penser à tous les samedis matin de mon enfance puisque c’était la sortie du week-end !

Les visites et autres activités coûtent toutefois assez cher. Il faut souvent, en plus de payer l’activité en elle-même, s’acquitter des « extras » et de la place de parking. Aucune activité ni visite ne sont gratuites, même les cascades J

Foret Noire

Langue

Bizarrement, on a eu du mal à se faire comprendre car très peu d’Allemands rencontrés parlaient anglais alors que je pensais que c’était les champions européens de la langue de Shakespeare (et quand ils parlaient anglais, c’est moi qui ne comprenait pas ! hehe). On a même croisé plus d’Allemands parlant français qu’anglais. 

Météo

Comme je l’ai dit, nous y sommes allés début mai, et ce n’était pas du tout la bonne saison, tout du moins l’année où nous y sommes allés. Il y avait même de la neige à certains endroits, ce qui en soit n’est pas du tout une mauvaise chose, sauf que nous n’étions pas du tout équipés pour !

Voici une carte pour vous repérer en Forêt-Noire


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